Paul est-il un véritable apôtre selon la Bible?


Paul est un apôtre qui n'a jamais vu Jésus, et dont Jésus n'a jamais fait mention. Il était même quelqu'un qui persécutait les premiers chrétiens, avant de se "convertir" à Jésus, puis de devenir le Père de l'actuel christianisme. Mais pourtant, dans le Nouveau Testament nous lisons beaucoup plus de paroles de Paul que de Jésus. C'est pourquoi, nous avons voulu en savoir plus à propos de ce personnage qui  prétend prêcher l'Evangile de Jésus et être sur le droit chemin. Nous allons donc analyser la question: Paul est-il un véritable apôtre à la lumière de l'enseignement Biblique.

Voici pour commencer une difficulté de l'apôtre Paul à reconnaître un personne important :

Actes 23
2
Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.
3
Alors Paul lui dit : Dieu te frappera, muraille blanchie ! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu'on me frappe !
4
Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu !
5
Et Paul dit : Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur ; car il est écrit : Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

 
Comment expliquer que l'apôtre Paul ignorait qu'il s'agissait d'Ananias ? Voici ce que dit la Bible Annotée pour expliquer cette difficulté :


Bible Annotée sur Actes 23.5
 :
La réponse de Paul est, au premier abord, difficile à comprendre. Aussi a-t-elle tourmenté les interprètes, qui, à leur tour, l'ont tourmentée par des explications fausses. La plupart estiment impossible de prendre à la lettre ce mot:
Je ne savais pas, et d'admettre que Paul ignorait que celui qui venait d'ordonner de le frapper fût le souverain sacrificateur. Comment le disciple de Gamaliel, l'ancien délégué du sanhédrin à Damas, aurait-il ignoré la dignité dont était revêtu le président de cette assemblée? Mais alors que signifie ce mot: Je ne savais pas? Les théologiens de l'école de Tubingue n'hésitent pas à voir dans ces paroles un mensonge. Seulement, pour ne pas l'attribuer à l'apôtre Paul, ils le placent sous la plume de l'historien des Actes, qui n'aurait consigné ici, comme ailleurs, qu'un récit de son invention. Selon d'autres (Bengel, Olshausen, Neander), ces mots signifieraient: Je ne considérais pas, en sorte que l'apôtre s'excuserait en désavouant ses paroles. "Paul embarrassé, se repentant de sa passion, ne cherche qu'une excuse." Neander. Mais quel rôle on fait jouer à cet apôtre de Jésus-Christ, qui représente ici pour la dernière fois au milieu de son peuple la sainte cause de l'Evangile! "Nous nous attendions à voir ici un apôtre, revêtu de la puissance du Saint-Esprit, dans la dignité sacrée d'un prophète de Dieu, et l'on nous montre un Paul descendant, en présence du sanhédrin juif et du tribun romain, jusqu'à la passion, au désaveu de ses paroles, à l'embarras, au mensonge!" Baumgarten. On comprend donc que d'autres exégètes, Augustin, Calvin, Meyer, Stier, Ebrard, n'aient vu dans ce mot de Paul: Je ne savais pas, qu'une sévère ironie à l'adresse de cet Ananias en qui il était impossible de reconnaître un souverain sacrificateur. S'il l'était en vérité, Paul aurait respecté à son égard le précepte de l'Ecriture qu'il cite avec vénération. {#Ex 22:28} Mais il n'est pas même nécessaire d'admettre l'ironie pour interpréter dans ce sens la parole de l'apôtre. Comme Baumgarten, nous le traduisons ainsi, avec tout le sérieux qu'y mettait Paul: "Je ne savais pas qu'il fût pontife, car, par sa violence, Il se montre, non pas un pontife, mais un tyran." C'est là, au fond, la pensée de Jésus, qui ne reconnaissait pas pour des serviteurs de Dieu ceux qui, alors, "s'étaient assis sur la chaire de Moïse." {#Mt 23:2} Il faut remarquer que le mot souverain sacrificateur est sans article, parce qu'il est considéré comme un simple attribut, et un attribut que Paul ne veut pas reconnaître à un tel homme. Aussi aucune réclamation ne s'élève plus dans une assemblée où Ananias était haï, et Paul peut profiter de ce silence pour porter sa défense sur un autre point. -Mentionnons enfin l'explication d'après laquelle Paul ne se serait pas rendu compte d'où partait l'ordre de le frapper et l'aurait attribué à un membre quelconque du sanhédrin. (Chrysostome, Zöckler, Blass.) Son ignorance est mise par quelques-uns sur le compte de sa mauvaise vue. "Il n'est pas si facile, dit M. Barde, même à une vue exercée, de discerner, une assemblée d'une cinquantaine de membres, d'où vient de partir une interjection. Et c'est à peu près impossible à une vue mauvaise comme l'était celle de Paul." Plusieurs préféreront recourir à cette supposition, assez vraisemblable en elle même, parce qu'elle permet de laisser aux mots: Je ne savais pas, leur sens premier et naturel. On peut invoquer en sa faveur le début de l'apostrophe de Paul: Toi aussi; l'apôtre paraît prendre Ananias pour un juge quelconque. D'autre part, on peut lui opposer la réponse de Paul: Je ne savais pas qu'il fut souverain sacrificateur. Si l'apôtre avait ignoré de qui provenait l'ordre de le frapper, il aurait dit plutôt: Je ne savais pas que le souverain sacrificateur avait parlé. Malgré cette difficulté, nous tenons la dernière explication pour préférable.


Trois suppositions sont avancés par les savants chrétiens :

- Ce récit n'est pas authentique
- Paul était ignorant
- Paul a menti 


En supposant que le récit soit authentique, et que Paul ne soit pas un menteur, il ne nous reste plus que la deuxième solution. Seulement, Jésus a dit que le saint esprit sera envoyé aux apôtres afin de leur enseigner toutes choses, et il a dit aussi que celui qui croira en lui fera les mêmes œuvres que Jésus ainsi que des plus grands :


Jean 14:26 
Mais le consolateur, l'Esprit–Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.


Jean 14 12
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père ;


1 Corinthiens 2.10
Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.


Jean 15.15 
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.


Or, nous savons tous que Paul croyait en Jésus et qu'il avait le saint esprit en lui. Ce qui signifie que si les paroles suivantes de Paul : "Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur" indiquent qu'ils était réellement ignorant, il ne peut donc pas être un véritable apôtre, mais un simple imposteur. Maintenant, pour ne pas que Paul soit un imposteur, il ne nous reste plus que la dernière solution, celle du fait de reconnaître en ces mots un mensonge intentionnel de sa part. Seulement, le mensonge aussi est regardé par la Bible comme étant :


Jean 8:44

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge.


2 Thessalonic 2:11
 
Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge,


Ainsi, même si Paul aurait menti, il ne pourrait pas être considéré comme un véritable apôtre. Mais si Paul ne ment pas, cela ne veut pas dire qu'il est honnête. En effet, dans le verset suivant, Paul utilise la ruse pour échapper à une situation délicate :


Actes 23.6
Paul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens, s'écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisiens ; c'est à cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.


Bible Annotée sur Actes 23.6
 :
Mais ces explications ne satisfont pas en tout point. On peut trouver que Paul n'avait pas le droit de se proclamer pharisien, sans ajouter aucune réserve, et qu'il a fait preuve de trop d'habileté en se disant mis en cause pour la doctrine de la résurrection. "Si l'étude impartiale du texte, dirons-nous avec M. Barde, ne nous amène pas à une intelligence satisfaisante de la conduite de l'apôtre dans cette circonstance, mieux vaut l'avouer loyalement. Paul n'a prétendu nulle part à l'infaillibilité."

 
Comment Paul qui se déclare être apôtre de Jésus peut-il être se jouer de ses adversaires ? De quel droit se permet-il alors de juger les autres apôtres dont Pierre qui ont commit une hypocrisie identique ?


Galates 2
11
 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.
12
 En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.
13
 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
14
 Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces–tu les païens à judaïser ?


Bible Annotée sur Galates 2.13
 :
Bientôt après, Pierre vient à Antioche...A-t-il changé de conviction? Non, puisque sa conduite judaïsante est déclarée une
hypocrisie. Enseigne-t-il une doctrine contraire à celle de Paul sur la loi et sur la grâce? Nullement, pas plus qu'il ne professait une théorie de la trahison lorsqu'il renia son Maître dans la cour de Caïphe. Ici, comme alors, il commet une faute, un péché, et par la même faiblesse de son coeur: la crainte des hommes, ainsi que Paul le déclare positivement. {#Ac 15:12} En principe, les deux apôtres sont parfaitement d'accord, ils professent la même vérité; mais dans la conduite, Pierre est un moment inconséquent à cette doctrine. Il succombe à une tentation vers laquelle inclinait son caractère naturel, et Paul l'en reprend: voilà tout le sens de cet événement. Or, nul dans l'Eglise, même en admettant complètement l'autorité apostolique, n'a jamais songé à revendiquer pour les apôtres l'impeccabilité. {Comparer #Ac 15:39 23:3 et suiv.}


De même Paul, pour convertir le plus de personne possible, a été obligé de ruser :


1 Corinthiens 9
19
Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
20
Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi–même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ;
21
avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi.
22
J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques–uns.
23
Je fais tout à cause de l'Evangile, afin d'y avoir part.


Bible Annotée sur 1 Corinthiens 9.20
 :
Pour bien comprendre que l'apôtre pût
être (Gr. "devenir") comme Juif avec les Juifs, il faut se souvenir que lorsque, pour les gagner à Christ, il prenait part à leurs usages religieux, il ne considérait point ces usages comme des "traditions humaines," mais comme des institutions saintes, établies par Dieu même pour préparer son peuple à l'Evangile.


Johnson sur 1 Corinthiens 9.20
 :
Avec les Juifs, j'ai été comme Juif.
Avec les Juifs il vivait comme un Juif, respectant leurs traditions culinaires, observant leurs fêtes, et en ayant fait circoncire Timothée. Il observait la loi pour mieux atteindre ceux qui gardaient la loi.


Bible Annotée sur 1 Corinthiens 9.21
 :
Paul désigne les païens comme ceux qui sont sans loi, sans la loi divine révélée; et il n'astreignait ni lui ni eux aux usages religieux des Juifs, qui les eussent éloignés. Il n'évitait point d'entrer en relation avec eux, et dans sa prédication, il se mettait à leur point de vue. {#Ac 17}


Johnson sur 1 Corinthiens 9.21
 :
Avec ceux qui sont sans la loi.
Il ne venait pas pour imposer la loi de Moïse, il parlait aux païens d'un point de vue de païen, comme à Athènes. #Ac 17:22-31


Johnson sur 1 Corinthiens 9.22
 :
Je me suis fait tout à tous
, etc. Bien que gardant très fermement la loi de Christ, lui-même s'est adapté à tous les hommes dans l'espoir de les gagner.


Johnson sur 1 Corinthiens 9.23
 :
Je fais tout à cause de l'évangile.
Tout ce reniement de soi n'avait qu'un objet: la promotion de l'évangile. Prions pour que tous les chrétiens soient attachés au même motif, puissent sans trahison s'adapter à toutes les classes, dans le but d'atteindre le plus grand nombre.


Matthieu Henry sur 1 Corinthiens 15-23
 :
#15-23 C'est la gloire d'un ministre que de chercher le reniement de soi-même afin de pouvoir servir Christ et sauver les âmes. Mais lorsqu'un ministre abandonne son droit par égard pour l'évangile, il fait plus que sa charge et sa fonction ne le demandent. En prêchant gratuitement l'évangile, l'apôtre a montré qu'il agissait selon des principes de zèle et d'amour, et en a obtenu ainsi beaucoup de réconfort et d'espérance dans son âme. Et bien qu'il considérait la loi de cérémonie comme un joug enlevé par Christ, cependant il s'y soumettait, afin de pouvoir accomplir son oeuvre sur les Juifs, d'écarter leurs préjugés, les amener à entendre l'évangile, et les gagner à Christ. Bien que ne voulant pas transgresser les lois de Christ pour plaire à tous les hommes, cependant il voulait s'accommoder à tous les hommes, s'il pouvait le faire dans la légitimité, pour en gagner quelques-uns. Faire le bien était le but et l'affaire de sa vie; et, afin de pouvoir atteindre ce but, il ne s'est pas tenu sur les privilèges. Nous devons veiller avec soin contre les extrêmes, et contre toute chose qui n'est pas en accord avec la confiance en Christ seul. Nous ne devons pas permettre les erreurs ou les fautes qui puissent blesser les autres ou mettre l'évangile en disgrâce.


Ainsi, Paul avait une méthode parfaite pour convertir, il s'est fait la ressemblance exact de la personne dont il voulait emmener à Christ. Mais où voulait-il les emmener, lui qui avait une mauvaise connaissance des écritures. En effet, lorsqu'on lit attentivement les épîtres de Paul, on s'aperçoit qu'il ne cite pas correctement la Bible. Voici quelques exemples : 


Paul cite le passage suivant :


Ephésiens 5.14 :
C'est pour cela qu'il est dit : Réveille–toi, toi qui dors, Relève–toi d'entre les morts, Et Christ t'éclairera.


Or nous pouvons consulter les exégètes, ils vous diront qu'un tel passage n'existe pas dans la Bible. Certains admettent qu'il simplement reprit les mots « réveille-toi » de Esaïe 52.1 et le mot "éclairé" de Esaïe 60.1. Mais ceci n'est pas conforme à ce que dit Paul, puisqu'il fait une citation. C'est donc avec raisons que plusieurs exégètes ont affirmé que Paul cite un passage inconnu apocryphe. Nous n'avons donc plus qu'à admettre que Paul ignorait les textes de l'ancien testament, ou qu'il a cité un passage inconnu, ce qui voudrait dire que la Bible que nous possédons aujourd'hui n'est pas complète. Mais la Bible Annotée est d'avis que Paul s'est trompé :


Bible Annotée sur Jacques 4.6
 :
Mais les mots: l'Ecriture dit sont la formule de citation ordinaire: elle se retrouve à #Jas 4:6. Il n'est pas admissible que sa signification change d'un verset à l'autre. Il est plus probable que Jacques a cru que ces mots se trouvaient dans l'écriture. Paul commet une semblable erreur de mémoire dans #1Co 2:9 Eph 5:14. (Voir les notes.)



Continuons :


Bible Annotée sur 1 Corinthiens 2.9
 :
Ces paroles ne se trouvent textuellement dans aucun passage de l'Ancien Testament. Depuis les Pères de l'Eglise jusqu'à nos jours, divers interprètes ont cru y voir une citation d'un écrit apocryphe aujourd'hui perdu (l'Apocalypse d'Elie). Mais jamais Paul ne cite avec ces mots: il est écrit, autre chose que l'Ecriture sainte. Ici il a très probablement en vue #Esa 64:4 (ou 3), qu'il cite de mémoire, en y mêlant une expression empruntée à #Esa 65:17 où il est dit littér. "(les choses passées) ne monteront plus au coeur."


Bible Annotée sur Romains 9.26
 :
#Os 1:10 littéralement cité. Le lieu, dont parlait le prophète, c'est Samarie, plutôt que la terre d'exil. Il est étrange, dès lors, que Paul insiste sur ce lieu, en ajoutant dans la citation: là, qui ne se trouve ni dans l'hébreu, ni dans les Septante.


Bible Annotée sur 2 Corinthiens 6.18 
:
Ces dernières paroles, qui, dans la pensée de l'apôtre, doivent faire suite à celles-ci: je vous recevrai, {#2Co 6:17} ne se trouvent point sous cette forme dans l'Ancien Testament. Elles ne sont probablement que des réminiscences de déclarations telles que #2Sa 7:14 Jer 31:9 Esa 43:6. Elles n'en renferment pas moins une précieuse promesse de Dieu, selon "l'esprit d'adoption." {#Ro 8:15}


Il est aussi étonnant de lire que Paul mentionne Ismaël avec mépris :


Galates 4.29
Mais, comme alors l'enfant de la chair persécutait l'enfant de l'esprit, il en est encore ainsi maintenant.


Or jamais l'ancien testament n'a connu de passages affirmant de tels propos. Est-ce parce qu'Ismaël riait lors de la naissance d'Isaac (Genèse 21.9) que Paul se permet une tel calomnie ? La Bible Annotée dit :


Bible Annotée sur Galates 4.29
 :
-Quant à la persécution dont il est ici question, le terme paraît trop fort pour les faits rapportés dans la Genèse. {#Ge 16:4,12 21:9}

 
Est-ce pour cela qu'il a confondu la signification du nom de la mère d'Ismaël, Agar ?


Bible Annotée sur Galates 4.26
 :
-Jusqu'ici, ce passage ne présente de difficulté qu'à ceux qui veulent disputer sur la justesse de cette double allégorie, ce qui est toujours possible. Mais, tandis que ces images sont claires, telles qu'elles se trouvent à #Ga 4:24,26, voici à #Ga 4:25 une remarque incidente, qui, d'après la leçon du texte reçu, paraît établir un rapport typique assez obscur entre le
nom d'Agar et le nom de Sinaï; en effet on lit dans le texte reçu littéralement traduit: "l'Agar est le mont Sina en Arabie;" il y a dans le grec, avant le mot Agar, un article neutre to qui semble ne pouvoir indiquer que onoma (le nom), et alors il faudrait traduire: "le mot Agar signifie, en Arabie, Sinaï." De là, une sérieuse difficulté, car le nom d'Agar, en hébreu, ne signifie pas Sina. On a bien trouvé qu'en arabe Agar signifie un roc; et comme il s'agit ici de l'Arabie, on a cru avoir rencontré la pensée de l'apôtre. Mais que prouverait cette fortuite coïncidence de la signification de deux noms? Soit en hébreu, soit en arabe, insister sur cette insignifiante rencontre serait un pauvre jeu de mots. D'autres, y compris Calvin, traduisent: "ce type Agar, représente Sina," mais cela est grammaticalement inadmissible. D'autres encore rendent ainsi la parenthèse: "ce qui a été dit d'Agar (to legomenon, au lieu de to onoma) signifie..."


Pour tenter de répondre à ce problème la Bible Annotée continu en disant :


Bible Annotée sur Galates 4.26
 :
Mais tout cela devient inutile par le simple fait que le mot Agar, dans ce verset, est très probablement une inadvertance ou une gauche correction de copiste. Plusieurs manuscrits anciens ne l'ont pas; Bengel, Lachmann et d'autres critiques modernes le rejettent du texte.


La réponse proposée par la Bible Annotée n'est pas pertinente car ce qui manque dans plusieurs manuscrits ce n'est pas l'article "to" mais c'est le mot "Agar". Or si l'on enlève le mot "Agar" alors les paroles de Paul ne veulent plus rien dire. Et la règle, selon les savants chrétiens, pour déterminer l'origine d'un verset lorsque des mots manquent dans certains manuscrits, est celle-ci :


Pour prendre un exemple, nous vous présentons cinq copies d'un manuscrit original qui n'existe plus. Chacune de ces copies diffère sur un point mineur. En comparant les copies disponibles, il est relativement facile de reconstituer le texte de l'original :

1. Jésus-Christ est le Sauveur du mond entier.

2. Christ Jésus est le Sauveur du monde entier.

3. Jésus-Christ es le Sauveur du monde entier.

4. Jésus-Christ est l Sauveur du monde entier.

5. Jésus-Christ est le Sauveur du monde entie.

Pourriez-vous, en comparant ces cinq copies, déterminer avec certitude ce qui était écrit dans le manuscrit autographe original ? Cela ne fait aucun doute !

Cette illustration peut vous sembler très simpliste, mais la grande majorité des 150.000 variantes ont été résolues par cette méthode.


http://facealislam.free.fr/bible_corrompue.html



Ainsi nous devons en faire de même :


1.  car
Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, –et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.

2.  car c'est le mont Sinaï en Arabie, –et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.


Pourrions-nous, en comparant ces deux copies, déterminer avec certitude ce qui était écrit dans le texte original? Cela ne fait aucun doute !



Continuons : Paul cite le passage suivant :


Hébreux 1:5 
Car auquel des anges Dieu a–t–il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

 
Or la première partie du verset concerne David (Psaumes 2.7) et la seconde concerne Salomon (1 Chronique 22.7-11; 1 Chronique 28.6-8). Comment Paul a-t-il fait pour mettre ce qui était normalement pour David et Salomon à Jésus ? La Bible Annotée répond à cela en disant que la promesse de Dieu n'était pas limité seulement à David et Salomon mais pouvait être aussi destiné à Jésus, cela parce qu'il est dit que celle-ci sera perpétuelle et pour toujours. Pourtant, lorsque Paul parle, il semble bien désigner la personne de Jésus. Par exemple, lorsqu'on lit le verset Hébreux 1.13, on ne peut pas dire que Paul pensait à une autre personne qu'à Jésus, comme nous l'apercevons lorsque nous lisons le contexte :


Hébreux 1
1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu,
2
dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,
3
et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,
4
devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur.
5
Car auquel des anges Dieu a–t–il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?
6
Et lorsqu'il introduit de nouveau dans le monde le premier–né, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent !
7
De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu.
8
Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité ;

 

Il est clair que dans l'esprit de Paul (s'il est l'auteur de ce livre) le chapitre 1 s'applique à Jésus. Cela est d'autant plus évident lorsque nous lisons le verset 13 en le comparant à Hébreux 1.5 :


Hébreux 1:5 
Car auquel des anges Dieu a–t–il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?


Hébreux 1.13
Et auquel des anges a–t–il jamais dit : Assieds–toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?

 
Or selon Matthieu (Matthieu 22.43-45), Hébreux 1.13 s'applique à Jésus personne et à personne d'autres, ce qui signifie qu'il n'y a pas de raison à ce que Paul pensait que Hébreux 1.5 s'appliquaient aussi à Jésus directement, et non pas par extension. Mais Paul ne s'arrête pas là. Continuons avec le verset 6 :


Hébreux 1.6  
Et lorsqu'il introduit de nouveau dans le monde le premier–né, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent !


Bible Annotée sur Hébreux 1.6
 :
Les mots:
que tous les anges de Dieu l'adorent, se lisent #De 32:43 dans la version grecque des Septante, mais non dans le texte hébreu. Ceci n'était pas pour empêcher notre auteur de se fonder sur ce passage, car nous avons remarqué déjà (Introduction) qu'il cite régulièrement la version des Septante sans la contrôler d'après le texte hébreu.

 
Le passage sur lequel se fonde Paul n'est contenu que dans la version grecque, et non pas dans la version hébreux. Or la version hébraïque est l'original de la version grecque qui en est simplement la traduction, ce qui signifie que Paul ne savait pas que le passage dont il citait n'était qu'un ajout des traducteurs de l'Ancien Testament. Une erreur semblable peut être relevée dans le chapitre 10 :
 

Bible Annotée sur Hébreux 10.7 :
-La traduction grecque des Septante dont se servait l'auteur, au lieu des mots du Psaume: "Tu m'as ouvert les oreilles," porte ceux-ci: Tu m'as formé un corps. Que ce soit le texte original des Septante, ou que ce soit une variante qui doive son origine à une faute de copiste (les critiques sont divisés sur cette question, parce qu'en effet quelques anciens manuscrits des Septante portent: "Tu m'as formé les oreilles"), notre auteur cite ici comme toujours la version qu'il avait sous les yeux, sans en corriger les fautes d'après l'hébreu. (Voir l'Introduction) Calvin remarque à ce sujet: "Les apôtres n'ont pas été si scrupuleux à réciter les propres mots, moyennant qu'ils se gardassent de faussement abuser de l'Ecriture à leur profit."

 

Comment se fait-il que le Saint-Esprit ne l'en est pas averti ? Est-ce le même Esprit qui ne l'a pas préservé des erreurs ?


Bible Annotée sur Romains 5.7 :
Plusieurs interprètes récents considèrent la seconde proposition de #Ro 5:7 comme une très ancienne glose, comme une réflexion d'un lecteur qui aurait fait ses réserves sur l'affirmation de Paul; cette glose se serait glissée dans le texte. On a supposé aussi que Paul, en dictant sa lettre, s'était repris et avait corrigé l'expression de sa pensée, et que son secrétaire, par inadvertance, avait oublié de tracer la première expression; en ce cas, ce serait la première proposition de #Ro 5:7 qu'il faudrait retrancher.


Bible Annotée sur 1 Thessaloniciens 4.10
 :
-Le texte reçu porte: {#1Th 4:9} "Vous n'avez pas besoin qu'on vous en écrive." Cette leçon, qui est appuyée par un grand nombre de manuscrits et admise par Tischendorf, nous paraît renfermer une contradiction dans les termes et être une fausse imitation de #1Th 5:1.


Bible Annotée sur Romains 6.18
 :
Ce verset ne donne pas la conclusion du raisonnement, car il devrait en ce cas être introduit par donc. Cette particule se lit dans Sin. et C, mais n'est probablement pas authentique.


Bible Annotée sur Romains 9.22-24
 :
Dans les versets #Ro 9:22-24, Paul fait l'application de l'image des vases. Sa phrase est inachevée; il faut sous-entendre, à la fin de #Ro 9:26 "n'en a-t-il pas le droit?" C'est la réponse à l'objection exprimée … C'est à la fin de ce verset qu'aurait dû trouver place la proposition principale que faisaient attendre les mots: si Dieu...au commencement de #Ro 9:22,23 "n'en avait-il pas le droit? qu'y a-t-il à objecter?" L'apôtre oublie d'énoncer cette question, entraîné qu'il est par le grand fait qu'il vient d'exprimer: la vocation des gentils. Il a hâte de montrer, par plusieurs paroles tirées des prophètes, que ce fait était annoncé d'avance, qu'il rentrait bien dans le plan divin, que l'on ne saurait donc prétendre que "la Parole de Dieu a failli." {#Ro 9:6}


Bible Annotée sur Romains 15.24
 :
Le texte reçu porte: "quand je me rendrai en Espagne j'irai chez vous; car j'espère..." Les mots soulignés manquent dans la plupart des majusc. et cependant, dans ces mêmes documents, la phrase suivante commence par: car j'espère...Il faut donc admettre que la phrase est restée inachevée et que l'apôtre a omis les mots: "j'irai chez vous."


Bible Annotée sur Galates 4.26 
:
Il faut seulement remarquer encore que la construction dans ces versets est restée inachevée, comme il arrive souvent à l'apôtre par le fait de la vivacité de son style. Il dit, #Ga 4:24 "l'une, du mont de Sina;" ce qui faisait attendre, à #Ga 4:26 "l'autre, la femme libre, représente la Jérusalem d'en haut...;" au lieu de cela il passe immédiatement au second point de comparaison: "mais la Jérusalem d'en haut est libre."


Bible Annotée sur Ephésiens 4.12
 :
Tel est le but pour lequel Christ a donné les apôtres, les prophètes, etc. Ce verset, très simple en lui-même, est impossible à rendre littéralement, à cause de la différence des prépositions dont se sert l'apôtre, et que, faute de mieux, nous traduisons chaque fois par
pour, ce qui donne l'idée de trois phrases coordonnées, de trois buts parallèles assignés aux dons que l'apôtre énumère à #Eph 4:11; ainsi ces dons auraient pour fins 1° le perfectionnement (ou le rétablissement) des saints; 2° l'oeuvre du service; 3° l'édification du corps de Christ, le tout opéré uniquement par les hommes indiqués #Eph 4:11.
Tel est, en effet, selon le plus grand nombre des interprètes, le sens de ce verset. En y regardant de près, on se convaincra facilement que c'est là une erreur.


Bible Annotée sur 1 Timothée 1.4
 :
L'apôtre n'a pas achevé cette longue phrase {#1Ti 1:3,4} que nous rendons telle qu'il l'a laissée. Il s'agit de bien saisir les pensées qui se pressent sous sa plume et qui souvent le détournent d'une construction rigoureusement grammaticale.


Bible Annotée sur 2 Timothée 3.16 
:
Le mot Ecriture étant ici employé sans article, et la phrase sans verbe, il règne quelque obscurité, non sur la pensée de l'apôtre, mais sur la construction grammaticale.


Bible Annotée sur Hébreux 8.4
 :
Le texte reçu relie  #Heb 8:4 à #Heb 8:3 par un car, qui, difficile à expliquer, est d'ailleurs peu documenté


Bible Annotée sur Ephésiens 2.1
 :
-Tel est le résumé de cette partie de notre épître. Mais, dans ces premiers versets, la construction est tout à fait irrégulière. La phrase qui commence au verset #1 Eph 2:1 est interrompue, l'apôtre éprouvant le besoin de décrire mieux cet état de péché et de mort {#Eph 2:2,3} et d'exalter la miséricorde divine qui y a trouvé un remède; {#Eph 2:4} puis la pensée et la phrase reprennent à #Eph 2:5. Ainsi ce vous de #Eph 2:1 est le régime direct des verbes vivifiés, ressuscités. {#Eph 2:5,6}


Commentaire
de M. Adolphe Monod
sur Ephésiens 2.1 :
Si la construction grammaticale se développait d'une façon régulière, saint Paul, ayant commencé ainsi: Laquelle il a déployée en Christ, en le ressuscitant d'entre les morts, etc., continuerait à peu près de la sorte: et aussi en vous, en vous ressuscitant avec Christ quand vous étiez morts par les offenses et par les péchés, etc. Mais la construction fléchit dans le cours de la période, ce qui n'est pas rare dans les écrits de notre Apôtre. L'abondance et le mouvement de ses pensées lui faisaient presque une loi de ces infractions à la grammaire, quand la langue où il écrivait ne lui eût pas laissé à cet égard beaucoup plus de liberté que la nôtre. Au reste, cette irrégularité de construction est peu de chose auprès de celles qu'on trouve dans le nouveau membre de cette immense période par laquelle commence le chapitre 2. La pensée de l'Apôtre est celle-ci: Et vous (païens convertis), quand vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, il vous a ressuscités avec Christ, ainsi que nous (Juifs convertis), quand nous étions morts d'une manière semblable. Mais le, verbe, il nous a fait revivre, qu'on s'attend à trouver à la fin du verset 2, est rejeté plus loin par l'écrivain sacré (impatient de recueillir chemin faisant les Juifs pour les joindre aux païens), et puis, lorsqu'il reparaît enfin au verset 5, il s'y montre, non plus avec le vous qui devait d'abord l'accompagner, mais avec un nous, où les Juifs trouvent place aussi bien que les païens; de telle sorte que le vous du verset 1 désigne les seuls païens convertis, le nous du verset 3 les seuls Juifs convertis, et le nous du verset 3 et des versets suivants les uns et les autres réunis. De plus, il est devenu nécessaire par là de répéter au commencement du verset 4 le mot Dieu, qui est le sujet commun de toute la période (il a déployé, il a fait asseoir, il a assujetti, il a établi, #Eph 1:20-22), mais qu'on aurait pu perdre de vue après tant de développements intermédiaires; et en le répétant l'Apôtre a été conduit à le faire précéder d'un mais, pour faire contraster sa miséricorde avec l'état moral des païens et des Juifs qui vient d'être décrit, et qui ne les rendait dignes que de sa colère.

 

Revenons au premier chapitre du même livre des Hébreux. Paul prend un titre donné à David pour le faire correspondre avec la personne de Jésus :


Bible Annotée sur Hébreux 1.9
 :
Tout le passage est cité d'après la version des Septante. L'auteur introduit seulement entre les deux propositions de #Heb 1:8 une conjonction qui ne se lit pas dans la version grecque: et le sceptre...De plus Sin., B introduisent une variante: "Et le sceptre de son règne." Westcott et Hort, Weiss, Nestle préfèrent cette leçon: l'auteur, disent-ils, a modifié le texte des Septante, c'est pourquoi il a ajouté le et qui sépare la seconde proposition, modifiée, de la première, qui est citée textuellement; les copistes ont corrigé son règne en ton règne pour conformer la citation au texte des Septante. Cependant Tischendorf et la plupart des exégètes conservent ton règne. Le mot Dieu, {#Heb 1:9} deux fois répété dans le texte hébreu peut se rendre par un vocatif, comme l'ont fait les Septante et l'auteur de notre épître, mais on peut traduire aussi: "C'est pourquoi Dieu, ton Dieu, t'a oint." (Comp. La Bible annotée.) Mais à #Heb 1:7, l'appellation: ô Dieu! est appliquée incontestablement au héros du Psaume. Le nom de Dieu lui est donné parce que le psalmiste considère comme divine, non la personne du roi, mais la royauté perpétuelle et sainte dont il est revêtu. {#Heb 1:5. note.} Le titre qu'il donne au prince n'est que l'expression d'une foi vivante en la promesse de Dieu. {#2Sa 7:16}

 


Paul recommence de nouveau :


Bible Annotée sur Hébreux 10.5
 :
Qui? Dans le Psaume qui va être cité, c'est David, dans l'application qu'en fait notre auteur, c'est Christ.


Bible Annotée sur Hébreux 2.9
 :
Il faut reconnaître que l'auteur cite #Ps 8 en le détournant de son sens premier, en l'appliquant, non à l'homme, mais au Messie.

 

Après avoir emprunté à Salomon et à David, Paul empreinte à Dieu pour diviniser Jésus :


Bible Annotée sur Hébreux 1.12
 :
Cette foi en l'avenir du règne de Dieu est inséparable des espérances messianiques, en sorte que l'auteur de notre épître, selon sa manière de comprendre et de citer l'Ancien Testament, pouvait appliquer au Sauveur des paroles qui, dans le Psaume, s'adressaient à Dieu


Bible Annotée sur Ephésiens 4.8
 :
Mais l'apôtre exprime cette pensée dans les paroles d'un psaume, et ces paroles, il ne les cite pas littéralement, Il paraît les détourner de leur sens original, afin de les adapter à son but. De là, grand embarras des interprètes, les uns y voyant une citation fausse de l'Ecriture, les autres faisant des efforts pour mettre d'accord le texte et la citation. On a reproché à Paul la pensée et les termes, le fond et la forme. La pensée, parce que, dit-on, à #Ps 68, il n'est point question de Christ, ni de son oeuvre, ni de ses dons. Le psalmiste chante les triomphes de Dieu opérant les délivrances de son peuple depuis la sortie d'Egypte jusqu'à l'établissement de son règne visible en Sion…

 

La Bible Annotée répond à cela en disant que Jésus est la parole de Dieu selon Paul, ce qui signifie que ce dernier peut parfaitement citer Jésus à la place de Dieu. Mais il n'est pas correct de dire cela, puisque Paul a toujours cité Dieu et Jésus séparément (1 Corinthiens 8:6; 2 Corinthiens 1:3; Galates 1:1; Galates 1:3; Ephésiens 1:3; Ephésiens 5:20; Ephésiens 6:23; Philippiens 2:11; Colossiens 1:3; Colossiens 3:17; 1 Thessaloniciens 1:1; 1 Timothée 1:2; 2 Timothée 1:2; Tite 1:4). Ainsi, si Paul ne confond pas Dieu et Jésus dans le nouveau testament, pourquoi l'aurait-il fait dans l'ancien ? N'a-t-il pas plutôt tenté de valoriser Jésus en lui appliquant des passages de Dieu comme il l'a fait pour David et Salomon ?

 

Si Paul cite incorrectement l'Ancien Testament, il lui arrive aussi de citer des textes dits "apocryphes" :


Bible Annotée sur Hébreux 12.12
 :
#Esa 35:3. Les commentateurs récents pensent que ces termes sont plutôt empruntés au livre apocryphe de Jésus fils de Sirach, {25:23} avec lequel notre texte concorde exactement, tandis qu'il diffère de celui des Septante dans Esaïe.

 

Paul se base aussi sur des passages inconnu :


1 Thessaloniciens 4.15
Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.

 
Nous pouvons feuilleter les exégèses, aucun passage de l'Ecriture ne contient ces paroles de Jésus. S'agit-il d'une parole de Jésus non conservée ou d'une invention de Paul ? Pourtant Jésus avait dit :


Jean 14:26
 
Mais le consolateur, l'Esprit–Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

 


En somme :

Paul ignorait qui était Ananias
Paul ruse pour échapper à une situation délicate ainsi que pour convertir
Paul avait une mauvaise connaissance des écritures
Paul s'est trompé à plusieurs reprises


Pourtant la Bible dit :


Jean 14:26
 
Mais le consolateur, l'Esprit–Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.


1 Corinthiens 2.10
Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.


Jean 14 12
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père ;


Jean 15.15 
Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.

 


Nous en concluons que Paul n'est pas un véritable apôtre de Jésus selon la Bible.



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05/06/2008
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