Réponse à Facealislam sur "Le miracle de la préservation du Coran" (1)





En répondant à son "ami" musulman, Facealislam, lui explique doctement que le texte coranique que nous possédons aujourd'hui souffre d'omissions par rapport à celui de l'époque du Prophète Muhammad, saws. Selon lui, il y a beaucoup de musulmans qui se trompent en alléguant que le Coran a été préservé, cette affirmation irait, de surcroît selon lui, à l'encontre de ce qu'enseignent les sources musulmanes. La méthodologie de Facealislam
consiste principalement en le fait de citer des ahâdiths mentionnant des versets du Coran qui ont été abrogés durant la vie du Prophète Muhammad, saws, pour ensuite affirmer que des parties du Coran sont manquantes, qu'elles ont été perdues (!!!) Intéressant.... Examinons ces arguments. [Nous vous invitons au préalable à lire cet article relatif à l'abrogation]


La vallée pour le fils Adam

 

D'abord, tournons nous vers les Hadiths Sahih, qui exposent comment le Coran d'aujourd'hui n'est pas celui présent à l'heure de Mohammed:

 

Anas b Milik, a rapporté le Messager d'Allah (la paix soit sur lui) comme disant: S'il y avait deux vallées d'or pour le fils d'Adam, il aurait désiré (encore) une autre et sa bouche ne sera pas remplie si ce n'est de poussière, et Allah revient à celui qui se repent. Sahih Muslim, Book 005, Number 2284

http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/muslim/005.smt.html#005.2284


Ibn Abbas a rapporté le Messager d'Allah (la paix soit sur lui) comme disant: S'il y avait pour le fils d'Adam une vallée remplit de richesses, il aurait désiré acquérir d'autre semblable et le fils d'Adam ne se sentira pas rassasié, si ce n'est avec de la poussière. 1413 et Allah revient vers celui qui revient (à Lui).1414 Ibn Abbas a indiqué: Je ne sais pas s'il est du Coran ou pas; et dans le récit transmis par Zuhair il était dit: Je ne sais pas s'il est du Coran, et il n'a fait aucune mention d'Ibn Abbas. Sahih Muslim, Book 005, Number 2285

http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/muslim/005.smt.html#005.2285


Abu Harb b. Abu al-Aswad rapporte sous l'autorité de son père qu'Abou Moussa al-Ash'ari fut envoyé chez les recitateurs de Bassora. Ils sont venus auprès de lui et ils étaient trois cents. Ils récitèrent le Coran et il leur a dit: "Vous êtes le meilleur parmi les habitants de Bassora, parce que vous êtes ceux qui récitent parmi eux . Continuez-ainsi à réciter mais que votre récitation ne puisse durcir vos coeurs de même qu'ont été durcis les coeurs de ceux avant vous." Nous avons alors récité une sourate qui ressemblait dans sa longueur et son ardeur à al Bara'at. Je l'ai cependant oublié excepté ce passage dont je me rappelle : " S' il y avait deux vallées pleines de richesses pour le fils d'Adam, il désirerait une troisième vallée, et rien ne rempli l'estomac du fils d'Adam à part la poussière." Et nous avons aussi récité une sourate qui ressemblait à la sourate de Mousabbihat, et je l'ai aussi oublié, mais je me rappelle ce passage :" O vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? " (51:2) et aussi " Et au cou de chaque homme, Nous avons attaché son oeuvre. Et au Jour de la Résurrection, Nous lui sortirons un écrit qu'il trouvera déroulé" (17:13) Sahih Muslim, Book 005, Number 2286

http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/muslim/005.smt.html#005.2286 


Ces hadiths font mention d'un verset parlant de "deux vallées pleines de richesses" se trouvant dans une Sourate, qui dans sa longueur, est semblable à la Sourate al Bara'at (At-Tawbah) qui fait 129 versets. Seulement dans tout le Coran nous ne trouvons pas une telle Sourate contenant un verset disant "S' il y avait deux vallées pleines de richesses pour le fils d'Adam, il désirerait une troisième vallée, et rien ne rempli l'estomac du fils d'Adam à part la poussière". Ce qui implique qu'une Sourate dans le Coran actuel est manquante par rapport au Coran "révélé" à Mohammed.

 


Normal que nous ne trouvions pas ce verset puisque sa récitation a été abrogée. Sahl Ibn Sa'd rapporte:


J'ai entendu Ibn Az-Zubayr qui était sur un pupitre à La Mecque, délivrant un sermon, disant : "O hommes ! Le Prophète avait l'habitude de dire, "Si il était donné au fils d'Adam une vallée pleine d'or, il aimerait en avoir une seconde ; et si il lui était donné une seconde, il aimerait en avoir une troisième, car rien ne remplit le ventre du Fils d'Adam, excepté la poussière. Et Allâh pardonne celui qui se repent à Lui. Ubayy a dit : "Nous le considérions comme une parole du Coran jusqu'à ce que la Sourate (commençant par) La course aux richesses vous distrait...' (102.1) ne fut révélée." (Source)



Les mots "nous considérions que cela faisait parti du Coran" = " nous considérions que cela faisait parti du Coran jusqu'à ce que le verset 102.1 l'a abrogé".

 

Ibn Kathîr rapporte : Ibn Abî Hatîm dit : Cela (l'abrogation) signifie que les versets sont "élevés" comme c'est le cas des deux versets suivants : "Le vieux et la vieille, s'ils commettent l'adultère lapidez-les" et "il y avait pour le fils d'Adam deux vallées d'or, il en aurait souhaité une troisième". Tafsîr Ibn Kathîr sourate 2.106


At-Tabarî rapporte : Abî Moussa al Ach'ari dit qu'ils lisaient le verset : "s'il y avait pour le fils d'Adam deux vallées d'or, il en aurait souhaité une troisième, et rien ne rempli l'estomac du fils d'Adam à part la poussière." Puis il a été abrogé. Tafsîr al-Tabari sourate 2.106.

 

 

La Salat Al-Asr

 

Yahya m'a rapporté, de Malik, de Zayd ibn Aslam, de al-Qaqa ibn Hakimquet Abu Yunus, le mawla (l'esclave) d'Aisha, umm al-muminin a dit, Aicha m'a ordonné d'écrire un Coran pour elle. Elle a dit : "Lorsque tu arrive à ce verset: 'Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité', préviens-moi "Quand je l'ai atteint, je l'ai prévenue et elle m'a dicté: "Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane et la SALAT AL ASR et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité." A'isha a indiqué, " je l'ai entendu ainsi du messager d'Allah, puisse Allah lui accorder la paix " Malik Muwatta, Book 8, Number 8.8.26

 

Ce hadith enregistre comment était le verset sur les Salats au temps de Mohammed:

 

Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane et la SALAT AL ASR et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité.

 

Maintenant lorsque nous nous tournons vers le Coran actuel, nous constatons que les mots "Salat Al Asr" sont manquant:

 

Soyez assidus aux Salats et surtout la Salat médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. Sourate 2:283

 


Ce Hadîth est aussi rapporté par Muslim et aussi sous l'autorité de Hafsa dans le Muwatta de Mâlik Ibn Anas. Mais ni Aicha, ni Hafsa n'ont prétendu ne pas avoir glissé de commentaires, en sus du texte coranique, dans leurs mashaf. C'est pourquoi elles n'ont en fait qu'introduit un simple commentaire et non pas un texte issu de la révélation. Ibn Kathîr explique que les mots "la salat médiane et la salat al-asr" peuvent être équivalant aux mots "la salat médiane la salat al-asr". Il donne comme exemple d'explication les versets 87.1-4 :

 

الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى وَاَلَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى وَاَلَّذِي أَخْرَجَ الْمَرْعَى

 

Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut, Celui Qui a crée et agencé harmonieusement, et Celui qui a décrété et guidé, et Celui qui a fait pousser le pâturage

 

Ainsi, avec ou sans le mot "et", le sujet est toujours Dieu. Il en serait donc de même pour les mots "aux salats et la salat médiane et la salat al-asr" qui seraient équivalant aux mots : "la salat médiane la salat al-asr". Ainsi, avec ou sans le mot "et", le sujet est "la salat al-asr" qui ne serait qu'un commentaire expliquant que la salat médiane est la salat al-asr.


Al-Tarmidhi dit qu'il est rapporté par Abou Oubayd avec une chaine de transmission authentique que Abî Ibn Kab lisait le verset sans le "et". Ce qui prouve encore une fois que "la salat médiane et la salat al-asr" est équivalent à "la salat médiane la salat al-asr", signifiant que les mots "la salat al-asr" ne sont qu'un commentaire, une explication des mots "la salat médiane".


Al-Tarmidhi dit : "Pas de doute que l'esclave de Aïcha voulait dire que la prière médiane est la prière d'al-asr"


Ibn Kathîr et At-Tabarî rapportent qu'il était écrit dans le mashaf de Aicha et/ou Hafsa 3 lectures différentes :



Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane et la prière d'al-Asr; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité


Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane la prière d'al-Asr; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité


Soyez assidus aux Salats et à la Salat médiane qui est la prière d'al-Asr; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité

 


On en déduit qu'étant donné que les trois lectures proviennent de Aicha et/ou de Hafsa, alors elles sont équivalentes étant donnés qu'elles voulaient dire la même chose, et que les mots "salat al-asr" ne sont qu'un commentaire de la salat médiane, aux yeux de Aicha et de Hafsa. Parmi la majorité de savants disant que la salat médiane est la salat d'al-asr, nous trouvons Aicha et Hafsa :


Um Salama, Ibn Jabir, Alî Ibn Abî Talib, Al-Hasan, Aïcha, Hafsa, Ibn Oumar, Qattada, al-Dahak, al-Khoudri, Ibn Abbâs, Mujahid, Abû Houraira, Abû Hanifa, Ibn Mas'ud, l'imam Ahmed, l'imam Abû Hanifa, Ibn Arabi. (voir Tafsîr des exégètes 2.238)


Cela prouve une fois de plus que Aicha et Hafsa considéraient que la prière médiane est celle d'al-asr. Nous en déduisons encore une fois que les mots "et la salat al-asr" ne sont qu'un commentaire des mots "la salat médiane", car Aïcha et Hafsa ne répéteraient pas deux fois la même chose. Maintenant, il n'est pas étonnant que Aicha et Hafsa disent avoir entendu ce qu'elle ont dicté de la part du Prophète (sws), puisque lui même a dit que la prière médiane était la prière d'al-asr :


Muslim, Book 004, Number 1314


Alî rapporté : Le Messager d'Allâh sws a dit le jour (de la bataille) d'Ahzab : Ils nous ont détournés de dire la prière médiane, la prière d'Asr....


Muslim, Book 004, Number 1309


Alî rapporté : Quand c'était le jour (de la bataille) d'Ahzab, le Messager d'Allâh dit : ....comme ils nous ont détournés de la prière médiane, jusqu'à ce qu'au coucher du soleil.



Alî Ibn Abî Talib et Abû Hourayra ont dit : Nous pensions que la prière médiane était celle de l'aube jusqu'à ce que le Prophète (sws) dise le jour d'Ahzab que la prière médiane est la prière d'al-asr. Rapporté par al-Tabarî en commentaire de 2.238.

 

"Le Prophète (sws) dit : La prière médiane est la prière d'al-asr". Rapporté par al-Tarmidhi. (voir, ici et ici)



Enfin, quand bien même Aicha et Hafsa disaient rapporter sous l'autorité du Prophète (sws) un texte issu de la révélation coranique et non pas un commentaire (ce qu'il faut prouver), alors il n'y aura aucun problème; Muslim a rapporté dans son Sahîh que Al-Barâ' Ibn `Âzib dit :


Ce verset a été révélé sous la forme "Soyez assidus aux Salats et à la Salat d'al-asr" et nous l'avons lu ainsi aussi longtemps que Dieu l'a voulu. Puis Dieu l'a abrogé et elle a été révélée sous la forme "Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane" Un homme demanda : "Il s'agit donc de la prière de l'après-midi ?" Al-Barâ' répondit : "Je t'ai dit comment (le verset) avait été révélé et comment Dieu — Exalté soit-Il — l'a abrogé."


Ainsi, Aicha et Hafsa pouvaient très bien mettre le verset abrogé et abrogeant dans leurs mashaf, car les deux ont été donnés par le prophète (sws). Nous en concluons que Aicha et Hafsa n'ont jamais prétendu donner un verset différent du Coran, mais n'ont noté dans leurs mashaf seulement un commentaire du Coran, ou bien des mots d'un verset abrogé.



L'allaitement


 
Aisha (Allah soit satisfait d'elle) a rapporté qu'il avait été révélé dans le Saint Coran que dix tétées d'allaitement rendaient le mariage illégal, puis il a été abrogé (et substitué) par cinq tétées d'allaitement puis l'Apôtre d'Allah (la paix soit sur lui) est mort et cela se trouvait en son temps dans le Saint Coran (et était récité par les musulmans)" Sahih Muslim, Book 8, Number 3421


Aisha, rapporte qu'un verset disant "que dix tétées d'allaitement rendaient le mariage illégal" se trouve dans le Coran, et que celui-ci a été abrogé par un autre verset disant "cinq tétées d'allaitement", cependant, ni l'un, ni l'autre de ces versets ne se trouvent dans le Coran actuel.

 


Le verset indiquant qu'il doit y avoir cinq tétées a été abrogé textuellement d'où son absence dans le texte coranique. An-Nawawî explique :


L'abrogation des 5 tétées est venu très tard, jusqu'au moment où le Prophète (sws) est mort, et une poignée de personnes récitaient le verset croyant qu'il faisait encore partie du Coran, cela parce qu'il n'ont pas été informés de son abrogation. C'est alors que le Prophète (sws) les a informé que le verset ne doit plus être récité et qu'il a été abrogé. (An-Nawawî
, Sharh Sahîh Muslim, commentaire du Hadîth 2634. Voir aussi, al-Sindi, Sharh Sunan Al Nisa'i, Kitâb, commentaire du Hadîth 3255 et Muhammad Shams al-Haqq al-Adhim Abadi, Awn al-Mabud Sharh Sunan Abu Dâwûd, commentaire du Hadîth n°1765)




Le verset de la lapidation


 

Allah envoya Muhammad (pbAsl) avec la Vérité; Il lui révéla le Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, il y avait le verset relatif à la lapidation. Nous l'avons lu, compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider. Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l'erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu.


Ce hadith mentionne un verset (au sujet de la lapidation), qui ne peut être trouvé dans le Coran d'aujourd'hui.

 


Pour une raison non élucidée, il se trouve que cette tradition suscite une grande fascination chez les polémistes chrétiens. C'est l'occasion de clarifier les choses. Relisons le matn (texte) dudit Hadith:


Allah envoya Muhammad (pbAsl) avec la Vérité; Il lui révéla le Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, IL Y AVAIT le verset relatif à la lapidation. Nous l'avons lu, compris et retenu. C'est pour cela que l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fait lapider et que nous avons, après lui, fait aussi lapider. Je crains que dans la suite des temps quelqu'un ne vienne dire: "Par Dieu, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Livre d'Allah"; on tomberait alors dans l'erreur d'abandonner une prescription révélée par Allah. La lapidation, dans le Livre d'Allah, est de droit contre quiconque, homme ou femme, commet l'adultère alors qu'il est marié, quand la preuve est faite par le témoignage, par la grossesse ou l'aveu.


De ce Hadîth, nous retenons les indications suivantes : Oumar (raa) dit que le verset de la lapidation était dans le Coran et qu'il n'y est plus. Il dit ensuite qu'il craint qu'à une époque postérieure, des musulmans n'appliquent pas la peine de la lapidation car ils ne la trouverons pas dans le Coran (en effet, nous ne trouvons pas de verset relatif à la lapidation dans le Saint Coran). Ainsi Oumar indique que le verset de la lapidation ne fait plus partie du Coran (textuellement), mais qu'il faut quand même l'appliquer (cette sentence), car la lapidation fait partie intégrante du Coran (son application).



Hafîz Ibn Hajar al-Asqlani explique: Le verset a été abrogé textuellement, mais son application reste. C'est pour cela que Omar a craint que des personnes ne rejettent l'application de la lapidation comme ce fut le cas de quelques Khawarij et Mu'tazilites. Ibn Hajar, Fathul Bari,  commentaire de Sahih Bukhari 6328.

 


Donc le verset a été abrogé textuellement mais son application reste en vigueur, comme cela est confirmé :

 


Ibn Hajar dit : Oumar Ibn al-Khattab a dit : Lorsque ce verset est descendu j'ai demandé au Prophète (sws) la permission de l'écrire, mais j'ai ressenti comme s'il détestait cela... Rapporté par Ibn Hajar, Ibid, commentaire de Sahih Bukhari 6327  & Ahmed 20613.

 


Ibn Kathîr rapporte : Zayd Ibn Thabît dit : Auparavant nous lisions le verset : "Le vieux et la vieille s'ils commettent l'adultère, lapidez-les". Marwan lui dit : Pourquoi n'a tu pas mit ce verset dans le Coran? Zayd répond : Nous discutions à propos de cela en présence de Omar Ibn Al-Khâttab qui nous a dit : Un homme est venu au Prophète (sws) et lui a demandé de mettre le verset de la lapidation par écrit, mais le Prophète (sws) lui a répondu que cela n'était pas possible. Tafsîr Ibn Kathîr 24.2.

 


Le Prophète Muhammad (sws) ne voulait pas le mettre par écrit simplement parce que ce verset ayant été abrogé de récitation, ne devait pas être inclus au sein du Coran:

 


An-Nawawî dit : Il existe trois types d'abrogations, et parmi ces trois, il en est une qui fait partie de ce qui a été révélé puis a été abrogé seulement textuellement, mais pas juridiquement. C'est le cas de la lapidation. An-Nawawî en commentaire de Sahîh Muslim 2634 &
3201. Voir aussi identiquement le commentaire de al-Adhim Abadi du Hadith 1765 de Abû Dawud. & 3835  & commentaire d'al-Sindi du Hadith 2543 de Sunan Ibn Majah.

 


Ibn Kathîr rapporte : Zayd ibn Thabît dit : Le verset de la lapidation était écrit, puis il a été abrogé textuellement, mais pas sa prescription. Tafsîr ibn Kathîr 24.2.

 


Ibn Kathîr rapporte encore : Ibn Abî Hatem dit : Cela (l'abrogation) signifie que les versets sont élevés comme c'est le cas des deux versets suivants : "Le vieux et la vieille, s'ils commettent l'adultère lapidez-les" et "s'il y avait pour le fils d'Adam deux vallées d'or, il en aurait souhaité une troisième. Tafsîr Ibn Kathîr sourate 2.106

 


En conséquence, il n'y a pas de "verset perdu" ou de "verset manquant" concernant la peine du rajm comme l'imagine Facealislam.



Nous continuons avec la partie 2



23/09/2008
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