Le texte Biblique suit-il un développement structuré?


Contrairement au Coran, la Bible n'est pas une succession de versets transmit directement par Dieu. C'est plutôt une tentative par plusieurs écrivains, de compiler la parole de Dieu et des prophètes. Ce qui signifie que nous devrions nous attendre, en lisant la Bible, à un développement structuré par les différents compilateurs. Néanmoins, il s'avère que le texte Biblique ne soit pas exempté de nombreux hors contextes. En effet, nous lisons à propos des quatre Évangiles :

Le lecteur moderne, soucieux de précisions et toujours à la recherche de faits établis et contrôlés, est déconcerté par cette littérature qui lui paraît décousue, dont le plan manque de continuité, dont les contradictions semblent insurmontables et qui ne peut répondre à toutes les questions qu'on lui pose. Traduction Oecuménique de la Bible, introduction aux évangiles synoptiques. TOB, introduction aux évangiles synoptiques.


Matthieu :
Ajoutons à cela le but avéré de son écrit, qui est de prouver au peuple juif la messianité et la royauté divine de Jésus de Nazareth, et nous comprendrons que le premier évangile ne se présente pas comme une biographie complète, une histoire ordonnée selon une exacte chronologie, que l'auteur groupe ses matériaux d'après le plan qu'il s'était tracé et que, dans chaque récit, il abrège et sacrifie tout ce qui ne répond pas à son intention. Bible Annotée, introduction à l'Evangile de Matthieu.


Marc :
Il résulte de ce témoignage que Marc écrivit les choses dites ou faites par le Christ d'après les récits de l'apôtre Pierre dans ses prédications et qu'il rédigea son ouvrage, non suivant l'ordre chronologique ou l'ordre des matières, mais en rangeant les faits selon que sa mémoire les lui rappelait. Bible Annotée, introduction à l'Evangile de Marc.

On s'est plu à louer Marc pour son art de couteur. Si son vocabulaire est pauvre (sauf pour dire les choses concrètes et les réactions provoquées par Jésus, ses phrases mal liées, ses verbes conjugués sans souci de concordance de temps, ses gaucheries elle-mêmes contribuent à la vie d'un récit proche du style oral. Sous le détail "pris sur le vif", toutefois, la trame apparaît souvent avec un schématisme qui trahit un matériau déjà traditionnel ou modelé pour l'usage des communautés. Quand le narrateur fait revivre la scène, il n'offre pas le compte rendu naïf d'un observateur immédiat. D'ailleurs, l'absence de toute chronologie quelque peu suivie, l'indifférence à la psychologie des personnages, l'image stéréotypée de la foule, interdisent de lire cet évangile comme une simple vie de Jésus. Traduction Oecumenique de la Bible, introduction à l'évangile de Marc.

Le plus ancien témoignage que nous avons sur la composition des évangiles canoniques est celui de Papias, évêque de Hiérapolis, en Phrygie, qui composa vers 130 une « interprétation (exégèse) des oracles du Seigneur », en cinq livres. Cet ouvrage est perdu depuis longtemps, mais l'historien Eusèbe de Césarée nous en a raconté les deux passages suivants : «  Et l'ancien disait : Marc qui fut l'interprète de Pierre, a soigneusement mit par écrit tout ce dont il se souvenait, sans toutefois respecter l'ordre de ce qui fut dit ou accomplit par le Seigneur. En effet, ce n'est pas le Seigneur qu'il avait entendu ou accompagné, mais Pierre, plus tard, comme je l'ai dit. Celui-ci agissait selon ce qu'exigeait son enseignement et non comme s'il voulait donner l'ordre des oracles du Seigneur. Ainsi, on ne peut reprocher à Marc de les avoir mit par écrit de la façon dont il se les rappelait. Son unique souci fut de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, sans y introduire de mensonge….A part quelques pièces plus ou moins aberrantes, la première partie de l'évangiles est fort bien construite.....La deuxième partie de l'évangile n'est pas aussi bien structurée....Bible de Jérusalem, introduction aux évangiles synoptiques, évangile selon saint Marc.


Luc :
Luc n'a pas rédigé son évangile en suivant rigoureusement l'ordre historique des événements. Il ordonne le récit de manière à découvrir clairement la manifestation du salut de Dieu en Jésus-Christ. Commentaire ACEBAC sur Luc 3.1.


Jean :
Il n'est guère aisé de préciser davantage et de dégager dans le détail le plan adopté par l'auteur. Certes, la plupart des épisodes sont nettement circonscrits, mais on ne voit pas clairement les critères en fonction desquels ils ont été disposé. La question est d'autant plus délicate que l'hypothèse du déplacement de certaines sections au moment de l'édition reste posée. Il est tentant, par exemple, d'insérer le chapitre 5 entre 7,15 et 7,16; la disposition géographique des matériaux serait ainsi unifiée : une longue activité à Jérusalem ferait suite à un séjour en Galilée (4,43-54 et 6,1-7,13). Poussant plus loin l'hypothèse en certains critiques ont cru pouvoir déceler de nombreux déplacements de textes et ont proposé des reconstitutions hadies du plan éventuel....Si Jean est fidèle à la conception d'ensemble d'un évangile, il se distingue des évangiles synoptiques à bien des points de vue. On est frappé d'abord par les différences d'ordre géographique et chronologique....Il faut ajouter que l'œuvre semble
néanmoins inachevée : certains sutures sont maladroites, certains morceaux semblent sans lien avec leur contexte (3,13-21.31-36; 1,15). Tout se passe comme si l'auteur n'avais jamais eu le sentiment d'être parvenu au terme. On pourrait expliquer ainsi le désordre relatif des péricopes. Il est probable que l'évangile, tel que nous le possédons, a été publié par des disciples de l'auteur qui ont ajouté le chapitre 21 et, sans doute, quelques annotation (ainsi 4,2 et peut-être 4,1 ; 4,44 ; 7,39b ; 11,2 ; 19,35). Quant au récit de la femme adultère (7,53-811), tout le monde s'accorde à reconnaître qu'il s'agit d'un morceau d'origine inconnue, inséré plus tard (mais qui appartient cependant à l'écriture canonique)....Cependant l'addition de 21,24 n'hésite pas à identifier l'auteur avec "le disciple que Jésus aimait"...Traduction Œcuménique de la Bible, introduction à l'évangile selon saint Jean.


Oscar Cullman note aussi en commentant le quatrième Evangile: 


C'est pourquoi beaucoup de critiques voudraient considérer cet Evangile comme un document complètement dépourvu de valeur historique ; or, malgré les libertés dues à sa perspective spéciale, il est une source d'information sur les faits et même en quelque points du moins plus sure que celle des synoptiques. C'est ainsi que les synoptiques considèrent le 15 nisan, jour de la fête de la Paque juive, comme date de la mort de Jésus. Le dernier repas que Jésus prit avec ses disciples et  pendant laquelle il institua la "Sainte-Cène" aurait lieu selon eux, la veille au soir et serait donc le repas pascal des juifs. Or selon le quatrième Evangile,  Jésus a été crucifié le 14 nisan, le matin du jour où les juifs mangent l'agneau pascal. Le dernier repas de Jésus avec ses disciples aurait donc eu lieu le 13 nisan et ne pourrait pas être regardé comme un repas pascal. Ne doit-on pas donner ici la préférence au quatrième évangile ? Il est difficile, en effet, d'imaginer que, la réunion du Sanhédrin et toutes les démarches juives précédent la crucifixion aient pu avoir lieu pendant le grand jour de fête du 15 nisan. Certains détails des synoptiques eux-mêmes ne s'accordent d'ailleurs pas avec leur propre contexte chronologique: Selon Marc XV, 21 et Luc XXIII, 26, on força Simon de Cyrène, qui « venait des champs », à porter la croix de Jésus. Si, comme c'est sinon sur du moins probable, cela signifie qu'il avait travaillé aux champs. Cela est incompatible avec l'interdiction absolue faite aux juifs de travailler le jour de la Paque, 15 nisan, alors que ce fait est parfaitement vraisemblable un 14 nisan. D'une manière générale, le cadre chronologique de l'Evangile Johannique plus large que celui des Synoptiques, pourrait être aussi plus exact. La tradition a toujours tendance à considérer que les événements et les deux ou trois ans du 4ème évangile sont plus vraisemblables que l'unique année attribuée par les Synoptiques, au ministère de Jésus. Là encore, ces derniers eux-mêmes contiennent des indices de caractère peut être artificiels de leur cadre chronologique et géographique : ainsi tout en faisant monter Jésus une seule fois à Jérusalem, ils laissent supposer qu'il y avait des amis au moment où il arriva (cf. Matthieu XXI, 17 ; Marc, XI, 11, 19, XIV, 3) et lorsque Jésus s'écrie (selon Matthieu) « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants ! » (XXIII, 37), cette exclamation ne cadre pas très bien avec un voyage unique. (Le Nouveau Testament, par Oscar Cullman, Que sais-je, 1967, p.36)



Nous continuons maintenant avec plusieurs exemples de hors contexte et phrases mal liés dans la Bible :

Bible Annotée sur Jérémie 34.1 :
Ces chapitres renferment une série de morceaux historiques qui se suivent sans ordre chronologique.

Bible Annotée sur Jérémie 21.1 :
Ce morceau se rattache étroitement à ce qui précède.

Bible Annotée sur Job 31.1 :
Il n'y a pas dans ce beau chapitre de suite logique

Bible Annotée sur Néhémie 12.25 :
Dans #1Ch 9:17,24,26, ne sont mentionnés que quatre portiers, et quatre familles lévitiques (Sallum, Akkub, Talmon et Ahiman) sont seules chargées de la garde des portes du temple. Matthania, Bakbukia et Obadia (ou Abdias) sont, #Ne 11:17, comptés parmi les chantres. Peut-être ces trois noms ont-ils été mis quelque autre part en marge et introduits plus tard dans le texte à une mauvaise place.

Bible Annotée sur Néhémie 12.22 :
22 et 23. Ces deux versets interrompent la liste des chefs de familles sacerdotales et lévitiques sous Jojakim, laquelle ne se continue qu'aux versets 24 à 26. Peut-être le rédacteur final du livre s'arrête-t-il dans son travail de compilation pour indiquer ses sources.

Bible Annotée sur Néhémie 4.4 :
Les prières qui interrompent le récit, comme des parenthèses, sont propres à notre livre. C'est ici la première nous en trouverons d'autres #Ne 5:19 6:9,14 13:14,22,29,31.

Bible Annotée sur 1Chroniques 26.9 :
Ce verset serait mieux à sa place entre les versets 3 et 4.

Bible Annotée sur 1Chroniques 20.5 :
La marche du récit dans nos chapitres 18 à 20 correspond en gros à 2 Samuel chapitres 8 à 12, mais notre auteur passe sous silence l'histoire de Bathséba. {#2Sa 11:2-12:25} En outre il abrège la fin du récit de la guerre des Ammonites en ne mentionnant pas la prise de la citadelle de Rabba par David. Le dernier morceau {#1Ch 20:4-8} se trouve dans 2 Samuel à la fin de l'histoire du règne de David, {#2Sa 21:18 et suivants} et, s'il est placé ici dans notre livre, c'est sans rapport chronologique avec ce qui précède immédiatement. Le premier combat raconté dans #2Sa 21:15-17 est laissé de côté par notre auteur, on ne sait trop pourquoi. Quant à l'omission de tout le grand morceau #2Sa 13:1-21:14, ainsi que de 2 Samuel chapitres 22 et 23, elle s'explique par le fait que les événements racontés là n'intéressent que peu notre auteur, qui se place à un point de vue essentiellement sacerdotal.

Bible Annotée sur 2Rois 23.28 :
La position de ce verset avant l'événement important qui doit encore être raconté, la mort tragique de Josias, est étrange. Peut-être le récit de cette mort a-t-il été placé ainsi comme transition à l'élection de son successeur.

Bible Annotée sur 2Samuel 21.1 :
Les chapitres 21 à 24, qui terminent le livre, sont un supplément renfermant six morceaux détachés qui ne sont point placés d'après la liaison chronologique des faits et que l'auteur a simplement voulu conserver en les réunissant ici, au terme de sa narration.

Bible Annotée sur 2Samuel 8.1 :
Chapitre 8: Ce chapitre est, comme les précédents, en dehors de tout ordre chronologique; voir #2Sa 7:1. L'expression après cela, par laquelle il s'ouvre, ne prouve point le contraire; c'est une simple formule de transition. En effet le chapitre 10, qui raconte en détail la guerre contre les Ammonites indiquée sommairement dans notre chapitre, s'ouvre par la même indication.

Bible Annotée sur 2Samuel 7.1 :
Il ne nous paraît pas que cet événement soit raconté ici à sa place chronologique. Il est dit aux versets 4 et 9 qu'il n'eut lieu qu'après que l'Eternel eut donné du repos à David en abaissant tous ses ennemis a l'entour de lui. Or les chapitres suivants racontent plusieurs guerres que David eut à soutenir. Puis cette parole de David: J'habite dans une maison de cèdres, suppose une époque de son règne plus avancée que les premiers temps si agités dans lesquels se sont passés les faits précédents.

Bible Annotée sur 2Samuel 4.4 :
Cette notice. qui semble être sans aucun lien avec ce qui précède et suit, a pour but de montrer qu'il n'y avait plus personne qui, après la mort d'Isboseth fût en état de soutenir la maison de Saül. Son unique descendant légitime était incapable de régner.

Bible Annotée sur Juges 2.6 :
Et Josué renvoya. Il y a ici retour en arrière, puisque le livre a commencé par les mots: Après la mort de Josué; les versets suivants ont donc pour l'auteur la valeur de plus-que-parfaits: Et Josué avait renvoyé. Ce départ de chaque tribu pour son domaine particulier et la fidélité à l'Eternel qui régna jusqu'à la fin de Josué et des Anciens qui lui avaient survécu, montrent bien que nous nous trouvons placés par ces versets avant le moment décrit dans le chapitre 1 et au commencement du chapitre 2.

Bible Annotée sur Josué 6.1 :
Le chapitre a été mal divisé; la scène de l'apparition continue.

Bible Annotée sur Nombres 10.35 :
Comme dans la première partie de ce livre, le rédacteur a intercalé dans son récit divers groupes d'ordonnances sans rapport avec les événements racontés.

Bible Annotée sur Exode 31.12 :
Il est difficile de comprendre pourquoi cette ordonnance sur le sabbat se trouve placée à la suite d'instructions relatives au Tabernacle. Quelques interprètes ont supposé qu'elle avait trait spécialement aux travaux concernant l'établissement du sanctuaire, pendant la durée desquels le sabbat devait continuer à être observé, aussi bien que dans le cours ordinaire de la vie; mais rien dans le texte ne conduit à cette idée. Nous croyons plutôt qu'en terminant cette ordonnance sur le lieu où devait être célébré le culte rituel, Dieu a voulu mettre en relief l'ordonnance du sabbat, comme l'unique commandement rituel du Décalogue, et montrer la relation étroite qui existe entre le lieu de culte et le jour principal du culte.

Bible Annotée sur Exode 21.17 :
Ce verset paraîtrait mieux placé avant le précédent. L'ordre des articles peut avoir été interverti.

Bible Annotée sur Exode 12.15 :
15 à 20 Les pains sans levain
Cette prescription, placée, comme elle l'est, à la suite du verset 14, ne peut point s'appliquer à la première Pâque qui devait être célébrée en Egypte; elle a trait uniquement aux Pâques subséquentes, anniversaires de cette Pâque première et originelle. Nous devons donc l'envisager comme une ordonnance supplémentaire, que Moïse a reçue plus tard, après la sortie d'Egypte, et qui a été insérée ici pour compléter les prescriptions relatives à la célébration de la Pâque. C'est ce que confirment:
  - 1 l'expression du verset 17: Je vous ai fait sortir
  - 2 celle de sainte assemblée au premier et au septième jour, verset 16

Bible Annotée sur Marc 11.11 :
D'après Luc et surtout Marc, qui est ici le plus exact, Jésus ne fit son entrée à Jérusalem que vers la fin de la journée, et se borna à visiter le temple, où il examina tout ce qui s'y passait (gr. portant ses regards tout autour); puis, comme le soir était déjà venu (gr. l'heure du soir étant déjà là), il ressortit du temple et de la ville pour passer la nuit à Béthanie, et ce ne fut que le lendemain qu'il chassa les vendeurs du temple. {#Mr 11:15 et suiv.} D'après les récits de Matthieu {#Mt 21:12} et de Luc {#Lu 19:45} cette dernière action aurait eu lieu le jour même, aussitôt après l'entrée à Jérusalem.

Bible Annotée sur Marc 10.4 :
Dans le premier, Jésus repousse le divorce, en rappelant le dessein primitif de Dieu, qui créa un homme et une femme pour qu'ils devinssent un seul être dans une union indissoluble; et ce sont les adversaires qui en appellent à la loi de Moïse, comme objection au principe posé par Jésus, attendu que cette loi autorise le divorce. D'après Marc, au contraire, c'est Jésus qui commence par en appeler à la loi; et comme cette loi parait favorable aux pharisiens, Jésus en explique le motif, la dureté du coeur; {#Mr 10:5} puis il expose la destination de l'homme et de la femme dans le plan de la création.

Bible Annotée sur Marc 7.16 :
Ces paroles, que Jésus aimait à redire pour provoquer la réflexion de ses auditeurs, sont omises par Tischendorf, Westcott et Hort, et d'autres d'après Sin., B, versions égypt. Mais on peut se demander quelle raison les copistes auraient eue de les intercaler ici.

Bible Annotée sur Marc 7.6 :
Selon Matthieu, {#Mt 15:3} Jésus répond à la question des pharisiens par une autre question propre à les confondre; puis il cite l'exemple que Marc a à #Mr 7:10; enfin, il leur applique la parole sévère du prophète Esaïe, par laquelle Marc {#Mr 7:6} lui fait commencer sa réponse. Matthieu nous paraît avoir mieux conservé l'ordre du discours, mais les pensées restent les mêmes.

Bible Annotée sur Marc 3.27 :
Les arguments de Jésus sont les mêmes que dans Matthieu, mais l'ordre en est plus clair; d'abord une question directe: Comment Satan peut-il chasser Satan? Puis les deux images d'un royaume et d'une maison divisés contre eux-mêmes. Ensuite la conclusion inévitable, {#Mr 3:26} introduite par cette simple particule et, ce qui donne au discours un caractère oratoire. Enfin {#Mr 3:27} la comparaison si frappante de Satan avec l'homme fort dont nul ne peut piller le bien (gr. les ustensiles, outils, armes), si d'abord il ne l'a lié. {Voir #Mt 12:29 et #Lu 11:22, notes.}

Bible Annotée sur Marc 2.3 :
Marc place ce fait, comme Luc, après la guérison du lépreux et, comme Matthieu, avant la vocation de Lévi. Les trois évangélistes restent indépendants les uns des autres. Les récits de Marc et de Luc qui rapportent les mêmes détails ne présentent pas une seule expression commune.

Bible Annotée sur Marc 1.22 :
Matthieu place cette remarque sur l'autorité de l'enseignement de Jésus-Christ à la suite du sermon sur la montagne, {#Mt 7:28,29, note} où l'application n'en est pas moins appropriée. Luc {#Lu 4:32} fait une observation semblable à la même occasion que Marc.

Bible Annotée sur Marc 1.40 :
40 à 45 Guérison d'un lépreux. Voir, sur cette guérison, #Mt 8:2-4, notes, et comp. #Lu 5:12-16. -Matthieu la place immédiatement après le sermon sur la montagne, tandis que Luc {#Lu 5:12-16} la met après la pêche miraculeuse.

Bible Annotée sur Matthieu 24.23 :
-Luc assigne aux paroles qui suivent une autre place. {#Lu 17:22-25}

Bible Annotée sur Matthieu 21.18 :
Dans ce qui précède, Matthieu, selon son habitude de grouper les faits, sans égard à la chronologie, raconte de suite l'entrée de Jésus à Jérusalem et la purification du temple, puis ajoute l'histoire du figuier maudit. Marc, dont le récit est plus exact, place l'histoire de ce figuier avant la purification du temple, celle-ci n'ayant eu lieu que le lendemain de l'entrée triomphale.

Bible Annotée sur Matthieu 21.44 :
-Mais ces paroles, qui se retrouvent littéralement dans Luc à la suite de la même parabole, ne paraissent pas à leur place dans Matthieu. La parabole semble en effet terminée avec #Mt 21:43.

Bible Annotée sur Matthieu 14.13 :
Marc {#Mr 6:30 et suiv.} et Luc, {#Lu 9:10 et suiv.} adoptant une chronologie différente, {#Mt 14:1, note} donnent pour motif de ce voyage au delà de la mer le désir qu'avait Jésus de procurer à ses disciples quelque temps de solitude et de repos, après leur retour de leur mission.

Bible Annotée sur Matthieu 14.1 :
Marc, très complet dans ce récit, et Luc, qui le donne en abrégé, placent l'événement entre l'envoi et le retour des disciples, donc à une époque antérieure. On sait que Matthieu ne s'attache point à l'ordre chronologique.

Bible Annotée sur Jacques 5.12 :
Comparer #Mt 5:33-37, notes. On ne voit pas facilement dans quelle relation ces paroles sont avec ce qui précède. Les opprimés auxquels Jacques venait de parler étaient peut-être tentés d'accuser leurs oppresseurs devant les tribunaux, ce qui les mettait dans la nécessité de prêter serment. {Comparer #1Co 6:1-8} Mais il est plus probable que l'auteur place à la fin de sa lettre une série de préceptes sans lien logique entre eux. Il ne s'agit pas seulement des formules de serment employées dans le langage courant et les relations privées.

Bible Annotée sur 1 Thessaloniciens 2.17 :
-C'est avec ce verset qu'aurait dû commencer le troisième chapitre, tout entier rempli de ces rapports personnels dont Timothée fut l'intermédiaire, et qu'il aborde maintenant.

Bible Annotée sur Galates 6.7 :
-Ici encore, il est difficile de voir un rapport entre ces versets #Ga 6:7-10 et ce qui précède. {#Ga 6:6} Ne vaut-il pas mieux considérer ces dernières pensées de l'épître comme des exhortations détachées, que de chercher à tout prix des rapports forcés qui n'ajoutent rien à l'intelligence des détails?

Bible Annotée sur Ephésiens 5.2 :
Ces deux premiers versets n'auraient pas dû être séparés du chapitre précédent auquel ils appartiennent. {voir #Eph 4:32 note.}

Bible Annotée sur 2 Corinthiens 2.13 :
La liaison la plus naturelle de ce verset est de le rattacher à #2Co 2:1-4, et non à ce qui précède immédiatement.

Bible Annotée sur Jean 3.1 :
Les commentateurs se donnent beaucoup de peine pour rattacher, chacun à sa manière, ce récit aux faits qui précèdent.

Bible de Jérusalem sur Jean 7.2 :
La section 7.2-9 est hors contexte, cf.déjà Bultmann. Elle supporse que Jésus n'a encore accompli aucun miracle à Jérusalem, ce qui est contredit par 2.23 et sourtour 5.1s. Elle se concilie difficilement aussi avec 7.10. Primitivement, elle aurait pu se situer après le récit de 4.46s. Les "oeuvres" du Christ le manifestent comme Messie, 5.36+.

Bible Annotée sur Luc 9.18 :
Luc est celui de tous les évangélistes qui fait remarquer le plus fréquemment ces prières de Jésus dans la solitude. {#Lu 5:16, note.} Seul il nous rapporte que Jésus se prépara en priant à la scène capitale qui va suivre. Comme le remarque M. Godet, il est probable qu'il associa à sa prière ses disciples et les plaça ainsi dans des dispositions appropriées aux circonstances. Voir, sur ce récit, #Mt 16:13-16, notes, et #Mr 8:27-30, notes. L'entretien qui va suivre, entre Jésus et ses disciples, eut lieu dans la contrée de Césarée de Philippe. Non seulement Luc omet cette indication de lieu, mais il paraît rattacher sa narration à celle de la multiplication des pains, {#Lu 9:10-17} tandis que les deux premiers évangiles intercalent un grand nombre de récits qu'il passe entièrement sous silence. (#Mt 14:22 à #Mt 16:12) (#Mr 6:45 à #Mt 8:27) Il y a donc, entre  #Lu 9:17 et #Lu 9:18, une lacune considérable qu'on a cherché à expliquer de diverses manières. Voir le Commentaire de M. Godet sur l'évangile de saint Luc, tome I, 3e édit., p. 573.

Bible Annotée sur Luc 4.8 :
Le texte reçu fait commencer la réponse de Jésus par les mots: "Va-t'en arrière de moi, Satan, car," qui sont empruntés à Matthieu. Dans Matthieu, ces mots sont parfaitement à leur place; Jésus met ainsi fin à la tentation en expulsant de sa présence le tentateur. Cette parole suffirait à elle seule pour prouver que l'ordre historique est celui du récit de Matthieu, si même le sens profond et gradué de la tentation ne le démontrait également. A peu près tous les interprètes partagent cette opinion. M. Godet, qui défend l'ordre adopté par Luc, pense que cet évangéliste place en premier lieu les deux tentations qui s'adressent au manque de foi, et ne mentionne qu'après cela "l'épreuve qui s'adressait à la foi déjà supposée inébranlable, épreuve qui doit avoir formé le point culminant de toute la tentation."

Bible Annotée sur Luc 9.51 :
Il est vrai que Luc donne de temps en temps des indications destinées à rappeler que Jésus est en marche vers cette ville; {#Lu 9:57 Lu 13:22 17:11} mais d'autre part, sa narration présente certaines données chronologiques et géographiques qui rendent difficile d'y retrouver un itinéraire suivi. Ainsi, en #Lu 10:38, on lit un fait qui n'a pu avoir lieu qu'à Béthanie, tout près de Jérusalem, tandis que plus tard {#Lu 17:11} nous retrouvons Jésus au sud de la Galilée et traversant la Samarie. En présence de ces données qui paraissent contradictoires, quelques interprètes ont cru pouvoir constater non pas un mais plusieurs récits des voyages de Jésus à Jérusalem. Wieseler prétend retrouver l'indication des trois voyages rapportés par Jean. {#Jn 7:10 11:7 12:1} Mais le départ en secret de #Jn 7:10 ne peut être identifié avec le départ solennel de #Lu 9:51, et les notes #Lu 13:22,17:11 parlent de la continuation du voyage commencé et ne signalent pas le commencement de nouveaux voyages. Quant au récit de #Lu 10:38, qui suppose la présence de Jésus à Béthanie, on peut l'expliquer en le rapprochant de #Jn 10:22, où il est dit que Jésus se trouvait à Jérusalem à la fête de la dédicace en décembre. Il faut admettre que Jésus interrompit sa tournée d'évangélisation pour faire une excursion à Jérusalem, après laquelle il vint reprendre son travail dans la Galilée méridionale et la Pérée et l'y poursuivre jusqu'à la fête de Pâque. Quelque idée qu'on se fasse d'ailleurs du document inséré par Luc, et même si l'on se refuse à y voir un récit suivi au point de vue chronologique, on ne saurait méconnaître qu'il remplit une lacune considérable dans l'histoire de la vie de Jésus. Les deux premiers évangiles, en effet, après le récit de la transfiguration, ne relatent plus que quelques faits et quelques paroles et nous transportent brusquement en Judée et à Jérusalem aux approches de la Pâque. {#Mt 19:1 Mr 10:1} Or la transfiguration eut lieu, selon toute vraisemblance, dans le courant de l'été. De l'intervalle de huit à neuf mois qui la sépare de la Pâque, nous ne saurions presque rien, si Luc ne nous renseignait sur les actes et sur les enseignements de Jésus durant cette période importante. De plus, ce récit de Luc sert de lien entre celui des deux premiers évangiles, qui racontent seulement l'activité de Jésus sur les bords du lac de Génézareth, et celui de Jean, qui se borne aux séjours à Jérusalem; il nous montre le Sauveur à l'oeuvre dans les contrées intermédiaires. Enfin, tandis que la première partie de l'évangile retrace surtout l'action bienfaisante du Sauveur, ses guérisons et ses miracles, presque toute cette seconde partie est remplie par des enseignements. Et quels enseignements! Qu'on se rappelle les inimitables paraboles que Luc seul nous a transmises: le Samaritain, le figuier stérile, la brebis perdue, l'enfant prodigue, l'économe infidèle, le mauvais riche, le juge inique, le pharisien et le péager, et tant d'autres instructions, dont un petit nombre seulement se retrouvent dans les deux premiers évangiles. Qu'importent quelques obscurités chronologiques au prix de toutes ces richesses?

Bible Annotée sur Luc 17.1 :
-Les versets qui vont suivre {#Lu 17:1-10} ont été rattachés de diverses manières à ce qui précède, mais aucune de ces tentatives n'est satisfaisante.
Le plus naturel est de les considérer comme des fragments de discours. La plupart se retrouvent ailleurs.

Bible Annotée sur LUc 17.9 :
Il ne faut chercher aucune connexion entre ces versets et ceux qui précèdent.

Bible Annotée sur Luc 18.20 :
Le septième commandement est cité avant le sixième. La même interversion se trouve dans #Mr 10:19 Ro 13:9. L'ordre habituel est suivi dans #Mt 19:18. Dans #Ex 20:13-15, quelques manuscrits des Septante portent les commandements dans l'ordre suivant: 7e, 8e, 6e.

Bible Annotée sur Luc 5.3 :
-Luc n'établit pas de lien chronologique entre le fait qu'il va raconter et ceux qui précèdent. Jésus était au bord du lac de Génézareth; {comp. #Mt 4:18, note} la foule le pressait et écoutait. (Le texte reçu, avec C. D, Itala, version syr., porte: pour écouter.) Il monta sur une barque qui se trouvait là et qui était à Simon; il le pria de s'éloigner à une petite distance du rivage, de manière à pouvoir être vu et entendu de toute la foule assemblée. Et de la barque (Sin., D, portent: "assis dans la barque"), dont il fait sa chaire, il annonce la parole divine. (Voir sur une scène toute semblab #Mt 13:2, note.)

Bible Annotée sur Luc 22.69 :
Selon les deux premiers évangélistes, ce fut la dernière parole que Jésus prononça devant le sanhédrin. Faisant suite à sa déclaration qu'il était le Fils de Dieu, elle mit le comble à l'indignation de ses juges et provoqua contre lui la sentence de mort. Luc a adopté un ordre différent, qui est moins naturel.

Bible Annotée sur Luc 24.49 :
N'est-il pas plus naturel d'admettre que notre évangéliste, après avoir raconté l'apparition de Jésus à tous les disciples, {#Lu 24:36} résume, sans prétendre les rapporter à leur place chronologique, plusieurs de ses dernières instructions, {#Lu 24:44-49} se réservant de reprendre plus tard son récit à la résurrection de Jésus, {#Ac 1:3} et de marquer alors nettement l'intervalle de quarante jours qui sépara celle-ci de l'ascension?



Enfin, ajoutons d'autres difficultés. Plusieurs livres de la Bible commencent par le mot "et" (Exode 1.1; Juges 1.1; Josué 1.1; Ezéchiel 1.1; Esther 1.1; Ezéchiel 1.1; Jonas 1.1). Aussi, Paul et Jésus commencent un chapitre par le mot "car" (2 Corinthiens 9.1; Matthieu 20.1).








02/09/2008
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