Paul considéré positivement en Islam ? Réponse à un polémiste obstiné (2)




2. Les apôtres de Jésus


 
Il convient tout d'abord préciser que si un certain Paul, suiveur de Jésus, a.s, est regardé positivement par l'Islam, que ce soit en vertu de la Sourate Ya-Sin ou d'une autre référence Islamique authentique, alors il se peut très bien qu'il s'agisse d'un Paul, différent de celui de l'hagiographie chrétienne, un Paul enseignant une christologie correcte. Ça ne serait dans ce cas, pas la première fois que des différences sensibles existent entre des personnages coraniques et bibliques. Ainsi, la Bible dit des choses récusées par l'Islam: que Salomon, a.s fut polythéiste, que Jésus est mort crucifié, que le Prophète Lot, a.s, a eu l'honneur de copuler avec ses filles, ne parle pas de la rencontre entre Moïse, a.s et Al-Khidr… et l'on pourrait citer encore d'autres exemples mais cet exercice s'avérerait fastidieux.

 

La deuxième chose à signaler est que quand bien même la Sourate Ya-Sin se référerait aux disciples de Jésus alors rien ne prouve qu'un certain Paul comptait parmi eux. Le missionnaire se base sur ce passage du Tafsîr d'Ibn Kathîr :

 

Nous les avons soutenu et les avons renforcés avec un troisième messager. Ibn Jurayj rapporte de Wahb bin Sulayman, de Shu'ayb Al-Jaba'i, "Les noms des deux premiers messagers étaient Sham'un (SIMON PIERRE) et Yuhanna (JEAN), et le nom du troisième était BULUS (PAUL), et la ville était ANTIOCHE...

 


La question:
Est-ce le seul avis cité par Ibn Kathîr ?

 

Non. Cette affirmation est attribuée à Shu`ayb Al-Jaba'i. Ibn Kathîr a aussi cité les interprétations attribuées à d'autres personnes. Il dit que selon Ibn Ishâq les noms de ces trois sont:

 
(i) Sadiq

(ii) Saduq

(iii) Shalum

 

Note: pas de Bulus (i.e. Paul) de mentionné ici.

 

Al-Qurtubî:

"At-Tabarî mentionne: Sadiq Saduq, Shalum

Quequ'un d'autre: Shamoun et Yuhanna

Al Naqash a dit: Saman et Yahya – Il ne mentionna pas Sadiq et Saduq.

 

Selon al-Qurtubî, Jésus a envoyé les deux premiers messagers au roi d'Antioche.  Ils lui dirent : "Nous sommes les disciples de Jésus". Le Roi les a fait arrêter et fouetter. Cette nouvelle parvint à Jésus et il envoya un troisième messager 'Shamoun Al-Safa'." al-Qurtubî ne fait mention d'aucun Paul (Bulus) non plus. Par conséquent, puisque les avis divergent, il n'y a pas matière à déclarer qu'un certain Paul ait compté au nombre des personnages présentés comme étant des disciples de Jésus.

 


Le missionnaire, très enthousiaste au sujet d'Ibn Abbâs, r.a.a, écrit:

 


Il est également rapporté sous l'autorité d'Ibn Abbas, le cousin du prophète, à propos duquel Tounsidu20 (Propriétaire du site, sur lequel Moussa Youssouf publie ses articles) dit :

si tu veut la meilleur explication, regarde le commentaire fait par ibn Abbas ra.

...

http://www.bladi.net/forum/88577-feminisme-islamique/index9.html

...

 

1) Le prophete sws a fait une invocation pour son cousin Ibn Al abbas pour qu'il comprene tres bien et qu'il explique bien le Coran. Est-tu plus proche de lui que du prophete sws qui est venu nous expliquer le Coran?

...

http://www.bladi.net/forum/96388-serment-voile/index2.html

 

Ibn Abbas est effectivement considéré comme le ou du moins l'un des meilleurs exégèses au sein des Musulmans, ceci mine donc la réclamation de Moussa Youssouf que le rapport de Ka'b Al-Ahbar n'a pas de valeur, sur base que celui-ci était un juif converti, puisque ce rapport est rapporté par d'autres, dont Ibn Abbas.

 

Et aussi :

 

Un autre problème est que c'est Ibn Abbas lui-même qui a regardé ce passage comme se référant aux disciples du Christ

 


Donc nous déduisons de ces propos que dans l'univers mental du missionnaire, tout ce qui provient d'Ibn Abbâs est "parole d'Evangile". C'est systématiquement vrai. Forcément puisque c'est "Ibn Abbâs", et qu'en supplément, il est "cousin du Prophète" (sic).


Clarifions d'emblée que des avis qui ne font pas l'objet d'un consensus ne sont pas contraignants et n'ont pas valeur de preuves péremptoires, à moins de faire bien sur d'une personne qui ne l'est pas, un Prophète, comme le précise Sheikh Muhammad Salîh al-Uthaymin :

 

Une personne doit-elle suivre un imam aveuglément sans jamais le contredire, même si la vérité se trouve ailleurs, comme c'est la coutume des fanatiques qui prennent parti pour les écoles de jurisprudence, ou bien doit-elle suivre la preuve qui paraît être la plus probable et la plus évidente, même si elle contredit l'avis de l'un des ces imams ?

 

La réponse est la seconde, il incombe donc à celui qui connaît la preuve de la suivre, même si elle contredit l'avis d'un des imams, à condition qu'elle ne contredise pas l'unanimité des savants. Celui qui croit que quelqu'un hormis le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui, doit être suivi dans ses paroles (actions et interdictions) en tout lieu et à tout moment, aurait par ce fait attribué à une personne autre que le Prophète des caractéristiques de la prophétie. En effet, personne ne peut bénéficier de l'avantage d'être suivi dans ses propos de manière absolue sauf le Prophète, prière et salut d'Allah sur lui. Tout être humain, hormis le Prophète, est exposé au fait qu'on puisse aussi bien adopter ses paroles que les rejeter. (Sheikh Al-Uthaymin, La divergence entre les savants, éditions Assia, Paris, 2002,  p.39)

 

Cela signifie qu'Ibn Abbâs, même en tant que cousin du Prophète Muhammad peut être démenti si l'on a de bonnes raisons de penser que son opinion est erronée. Cela étant, pour revenir aux disciples de Jésus, nous ne pouvons pas mettre sur un pied d'égalité, Ibn Abbâs (qui dit que les disciples s'appelaient : Sadaq, Masdouq et Saloum), avec Shu'ayb Al-Jaba'i (qui dit qu'ils s'appelaient : Cham'oun, Ouhna et Bulus, c'est à dire, Paul). À la lumière de la pensée du missionnaire, l'avis de Ibn Abbâs, est nettement prédominant sur celui de Shu'ayb Al-Jaba'i. La conclusion qui en résulte et s'impose est  que Shu'ayb Al-Jaba'i a tort et Paul ne peut pas être mentionné dans la Sourate Ya-Sin (puisque ceci est contredit par l'avis dit de Ibn Abbâs ne citant pas de Paul ; Ibn Abbâs dont l'avis selon le missionnaire, en sa qualité de cousin du Prophète, est nécessairement véridique). Ainsi, Paul n'est pas concerné ici et le missionnaire creuse lui-même sa propre tombe.

 

Maintenant, est-ce que les premiers musulmans étaient unanimes sur ce sujet ? Ironisant, le missionnaire conclut son article avec une grande assurance:

 
Ainsi Ibn Kathir réclame non seulement que certains des disciples de Jésus était dans la vue des Salafs des messagers, MAIS PAUL EST ÉGALEMENT ÉNUMÉRÉ EN TANT QU'UN DE CES MESSAGERS ENVOYÉS PAR DIEU ! Peut-être que Moussa Youssouf remettra également en question Ar-Razi et Ibn Kathir, qui relataient simplement les avis des Salafs.

 

Ainsi, d'après lui selon Ibn Kathîr, les Salaf sont unanimes à propos de l'identification des personnages de la Sourate Ya-Sin. Pourtant ce même Ibn Kathîr explique noir sur blanc dans son Tafsîr :

 

This implies that the city mentioned in the Qur'an is a city other than Antioch, as also stated by more than one of the Salaf. (Source)

 


C'est-à-dire, "Cela implique que la cité mentionnée dans le Coran est une ville autre que Antioche, comme l'ont également déclarés plus d'un des Salaf"

 

Intéressant, il semblerait qu'il y ait une différence sensible entre ce que la plume d'Ibn Kathîr a réellement écrite et ce que le missionnaire cherche à lui attribuer. Nous nous demandons en conséquence qui use d'arguments fallacieux…. (question rhétorique bien sur) Ceci nous rappelle ce qu'un visiteur avait relaté naguère à propos de son expérience personnelle avec Facealislam :

 

D'abord, je vous remercie pour cet article très informant au sujet de facealislam qui s'est nommé "bien-aimé" (…) J'ai mené un échange d'emails, sur quelques sujets qu'il a traités dans son site (…) Il a osé falsifié même certains propos d'Ibn Kathir (c'est pas nouveau pour les chrétiens). (Source)

 


En tout état de cause, ce qu'il faut retenir de la citation susmentionnée, c'est que selon le Tafsîr d'Ibn Kathîr, dans les avis qui leur sont attribués, les Salaf ne sont pas unanimes au sujet de l'identification des personnages de la Sourate Ya-Sin, ce qui fait tomber  à l'eau la démonstration du missionnaire.


Continuons. Ibn Kathîr développe une thèse intéressante :


Abû Sa`id Al-Khudri, qu'Allâh l'agrée, et d'autres parmi les Salaf ont dit qu'après la révélation de la Tawrah, Allâh, puisse t'Il être béni et exalté, n'a pas détruit une nation entière en envoyant un châtiment dessus. Plutôt, il a ordonné aux croyants de combattre les idolâtres. Ils ont mentionné ceci en discutant du Ayah:

[وَلَقَدْ ءَاتَيْنَا مُوسَى الْكِتَـبَ مِن بَعْدِ مَآ أَهْلَكْنَا الْقُرُونَ الاٍّولَى]

(Et certes, nous donnâmes à Moussa – après que Nous ayons détruit les anciennes générations – le Livre) (28:43). Ceci implique que la cité mentionnée dans le Coran est une cité autre que Antioche, comme cela a déjà statué par plus d'un des Salaf. Ou, si nous souhaitons gardons garder le même nom, il est possible qu'il s'agisse d'une autre Antioche, non pas celle qui est célèbre, car il n'est pas chose connue qu'elle (la célèbre Antioche) fur détruite, soit pendant l'ère chrétienne Christian ou avant. Et Allah sait mieux.


http://www.tafsir.com/default.asp?sid=36&tid=43384



Et on sait que la cité dont la Sourate Ya-Sin parle a été détruite. On en déduit donc qu'Abû Saïd al-Khudri (célèbre compagnon du Prophète) et d'autres Salaf ne voyaient pas en le récit de la Sourate Ya-Sin, une allusion aux disciples de Jésus mais un épisode antérieur à l'apostolat de Moïse (ce qui réfute encore une fois l'affirmation : LES Salaf étaient d'avis que ce récit concerne l'époque de Paul).

 

À ce propos, un autre point important doit être noté: c'est que question relative  aux rapports empruntés par les premières générations de musulmans, aux Gens du Livre (al-isrâ'iliyyât). Le Mufti Muhammad Shafi énonce à ce propos :

 


Les Isra'iliyyat sont des récits qui nous sont parvenus de la part des Juifs et des Chrétiens.
(Ma'ariful Qur'an, Maktaba-e-Darul-Ulum, Karachi 2003, vol. 1, p. 411)



Sheikh Muhammad Abû Shahbah, professeur des sciences coraniques et du Hadîth à l'université al-Azhar et à l'université Umm al-Qura explique:

 

On pourrait objecter à ce que nous venons de dire que la probabilité que les israeliyyats soient inventés de toutes pièces et faussement attribués à certains Compagnons et Successeurs ne vaut que pour les narrations présentant des déficiences dans leurs chaînes de narration, à l'instar d'un narrateur faible ou inconnu, ou un fabricateur notoire, ou un narrateur accusé de mensonge, ou dont la mémoire est défaillante si bien qu'il mélange les récits et ainsi de suite. Mais les spécialistes du Hadîth ont jugé que la chaîne de narrateurs de certains de ces récits est authentique, ou bonne, ou consistante. Que peut-on en penser ? Nous répondons à cela qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre l'authenticité de la chaîne de narrateurs ou le fait qu'elle soit bonne ou consistante, et le fait que les narrations font partie des israélismes des Enfants d'Israël et de leurs légendes. Leurs chaînes de narrateurs peuvent remonter de manière fiable à Ibn `Abbâs, à `Abd Allâh Ibn `Amr Ibn Al-`Âs, à Mujâhid, à `Ikrimah ou à Saî`d Ibn Jubayr, pour ne citer que ceux-là, sans que ces récits n'aient été reçus de la part du Prophète, ni directement, ni indirectement. Ils furent plutôt reçus de la part des Gens du Livre ayant embrassé l'islam. Le fait que la paternité du récit soit imputable de manière fiable au narrateur est une chose, et le fait qu'en soi le récit véhicule un mensonge, ou une fable, en est une autre. De même, il existe aujourd'hui des opinions et des courants de pensée corrompus dont la paternité est établie de manière authentique envers leurs fondateurs, mais cela ne les empêche pas d'être en soi des opinions non avenues et des courants de pensée corrompus. (Sheikh Muhammad Abû Shahbah, Al-Isrâ'îliyyât wal-mawdû`ât fî Kutub At-Tafsîr, Maktabat As-Sunnah, 4ème édition, Le Caire, Égypte, 1988, pp.94-97)

 


Il arrivait que des Salaf (comme Wahb Ibn Munabih ou Ibn Abbâs) empruntent et narrent des histoires des Gens du Livre. Au sujet d'Ibn Abbâs, en tant que transmetteur d'Isra'iliyyat, M S M Saifullah et son équipe écrivent :

 

These set of rules are applied by hadith scholars when dealing with isra'iliyyat material. These rules are based on the hadith of the Prophet (P) recorded in various hadith collections. From the above, one can conclude that it is of little consequence whether Wahb, Ka`b or anyone else is narrating the isra'iliyyat material from them or anyone else since the same set of rules applies to everyone narrating such traditions. It does not exclude even Ibn `Abbas who also had transmitted isra'iliyyat traditions through Wahb, Ka`b and others.  (Islamic-Awareness.org, source)



Et c'est justement un cas d'école pour la Sourate Ya-Sin comme le signale Sheikh Abû 'Ala al-Mawdudî dans son Tafsîr :

 

Les anciens commentateurs ont généralement exprimés l'opinion que "l'habitation" désigne la cité Syrienne d'Antioche, et les messagers mentionnés ici furent ceux envoyés par le Prophète Jésus  pour y prêcher son message. Autre chose qui a été mentionné à cet égard est que Antioche était le roi de cette terre à cette époque. Mais historiquement cette histoire que Ibn 'Abbâs, Qatadah, 'Ikrimah, Ka'b Ahbar et Wahb bin Munabbih, et d'autres ont rapporté à partir des traditions chrétiennes inauthentiques, est sans fondement (Tahfîm al-Qour'aane, commentaire de la Sourate Ya-Sîn, verset 14)

 

Si des Salaf ont pu soutenir ce point de vue, ceci n'est nullement de valeur contraignante et ça  ne fera qu'illustrer leur méconnaissance de l'histoire chrétienne et le fait qu'ils ont repris des Isrâ'îliyyât. Un autre empêchement est que la Sourate Ya-Sin qualifie ces personnages de Messagers de Dieu et de rien d'autre, ce qui disqualifie les apôtres de Jésus. Le missionnaire réponds:


Moussa Youssouf essaye de nier que la Sourate 36:13-16 puisse se référer aux disciples du Messie, sous prétexte que les trois messagers sont mentionnés en tant qu'envoyés de Dieu et non du Messie, "Nous leur envoyâmes " et "Nous [les] renforçâmes alors par un troisième". Mais Tabari réfute ce faux dilemme:

 
"... D'autres disent : non, ils étaient les apôtres de Jésus, le fils de Marie. Ils n'étaient pas les messagers de Dieu, mais plutôt les messagers de Jésus. Mais comme la mission par Jésus était sous la commande du Tout-Puissant, la mission est une extension de la mission de Dieu. Ils ont dit, "Quand Nous leur envoyâmes deux [envoyés] et qu' ils les traitèrent de menteurs. Nous [les] renforçâmes alors par un troisième" Tabari., p. 168)

 
Ceci réfute également l'autre argument de Moussa Youssouf consistant à dire que les disciples n'auraient pas pu être traité de menteur s'ils étaient réellement des envoyés du Messie.

 


Euh… franchement, à moins qu'il ne s'agisse d'une plaisanterie, on peut se demander où se situe la "réfutation" …le missionnaire a certes usé  d'un argument d'autorité (Tabarî cité mais sans titre d'ouvrage), mais en ce qui concerne les preuves démontrant cette prétendue "extension", niente… En l'absence d'évidences en la faveur de cette théorie "d'extension", la donne ne change pas et la déclaration d'Ibn Taymiyya reste la plus proche de la vérité, à savoir : "Il n'y a pas de verset dans le Coran qui dit que les disciples sont des Messagers de Dieu. Dans le Coran, Dieu ne dit pas qu'Il a envoyé l'un d'entre eux." (cf. Al-Jawâb us-Sahîh)


Dans ce cas, pourquoi ne pas dire que Dihyah Ibn Khalîfa al-Kalby ou Al-Mughîra Ibn Shu'bah ou encore Abdullâh Ibn Hudhâfa, qui ont été envoyés par le Prophète Muhammad (saws), transportant des missives et des épîtres aux souverains étrangers, sont également des Messagers de Dieu pendant que nous y sommes ? Si nous ne disons pas d'eux, qui sont les disciples de Muhammad (saws), envoyés par lui, qu'ils ont été des messagers de Dieu, alors il n'y a aucune raison d'émettre ce genre d'affirmations au sujet des disciples de Jésus. (cf. Ibid)

 

De plus, le Coran et la Sunna enseignent très expressivement que Jésus n'a été envoyé qu'aux Enfants d'Israël, pas à l'humanité toute entière. Par conséquent, il est peu probable que Dieu ait ordonné à Jésus et encore moins à ses disciples de prêcher à Antioche ou dans d'autres localités gentilles.


C'est donc en vertu de ces impossibilités que certains auteurs n'essaient même pas d'identifier les personnages mais regardent plutôt ce récit comme une simple parabole (comme il y en a d'autres dans le Coran), dont il convient surtout de retenir la leçon. Par exemple, Yûsuf Ali écrivait dans sa traduction du Coran en Anglais :


Following Ibn Kathir, I reject the identification with Antioch decisively. No name, or period, or place is mentioned in the text. The significance of the story is in the lesson to be derived from it as a parable, for which see the next note. That is dependant of name, time, or place.  (Abdullah Yûsuf Ali, The Holy Qur'an: Text, Translation and Commentary, Fourth U.S. Edition 2002)

 

Remarque : Selon le missionnaire pourtant :

 

Yusuf Ali prête l'appui additionnel que les trois délégués se réfèrent aux apôtres

 

On se demande où se situe l'appui prêté par Yûsuf Alî, au contraire, il s'agit d'un démenti catégorique. Muhammad Asad écrivit également dans sa traduction anglaise du Saint Coran:

 

As is usual with such passages, the commentators advance various speculations as to the "identity" of the town and the apostles. Since, however, the story is clearly described as a parable, it must be understood as such and not as an historical narrative. (Muhammad Asad, The Message of the Qu'ran, Sourate Ya-Sin)


Autre chose:

 

En fait les opinions de Maududi et d'Ibn Kathîr est minoritaire et a été réfuté par les Musulmans eux-mêmes

 

Le fait qu'une opinion soit majoritaire ou soit fréquemment reprise ne prouve pas péremptoirement sa véracité. Si pour le missionnaire, l'avis d'une majorité rime avec preuve de véracité alors dans ce cas, Jésus n'est pas mort et ne fut pas crucifié selon l'Islam, puisque c'est l'avis de la quasi-totalité des commentateurs du Coran (le missionnaire en deux de ces articles, Jésus est-il passé par la mort selon le Coran? et Jésus a t-il été crucifié selon le Coran? tente de prouver que le Coran reconnaît la crucifixion de Jésus. Des réfutations sont consultables ici et ici).


La suite: http://islampaix.blog4ever.com/blog/lirarticle-145578-808131.html







30/05/2008
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