Taqqiya : l'islam autorise la tromperie et la dissimulation?



Le sujet de la Taqqiya fait parti des fausses informations véhiculées par plusieurs chrétiens au sujet de l'Islam. Par exemple, Facealislam a mit à disposition sur son site deux articles traitant de ce sujet :


http://facealislam.free.fr/Taqqiya.htm

http://facealislam.free.fr/miracle_nature.html



Tous les arguments donnés par Facealislam et par ses amis sont répétitifs. Ce sont le fait que l'Islam autorise le mensonge pour réconcilier deux personnes (nous ne pensons pas que ceci soit un mensonge dérangeant), et en cas de guerre. Par exemple, certaines personnes mal intentionnées citent parfois ce Hadîth :

Sahih Muslim, Chapitre : Jihad, Numéro 3273.
D'après Jâbir (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "La guerre est un stratagème".

Et ils en extraient l'interprétation : "Mahomet était un fourbe ! "

Ce Hadîth parle d'une situation de guerre mais ne signifie que l'on peut agir avec duperie en toutes circonstances. Anas Ahmed Lala explique bien le sens de cette tradition :

·  Concernant le fait de tromper l'ennemi : le hadîth où le Prophète a dit : "La guerre est une tromperie" est rapporté par al-Bukhârî, Muslim.

 Cependant, il faut savoir qu'en arabe il est deux termes différents, qui sont tous deux traduits en français par "tromperie" alors qu'ils désignent deux choses différentes :

·  il y a "ghad'r", qui est parfois traduit lui aussi par "tromperie", alors qu'il désigne en fait la "trahison" : il s'agit du fait de violer l'engagement pris (l'accord de paix, ou l'annonce d'une trêve bilatérale) ; 

. et puis il y a "khud'ah" (également prononcé : "khad'ah"), qui désigne la "khidâ'", le fait d'induire l'ennemi en erreur.  Or, quand le Prophète a dit sa célèbre parole : "La guerre est une tromperie", il a utilisé le terme "khud'ah" et non celui de "ghad'r" : "tromperie" mais non "trahison de la parole donnée".

Tout au contraire, il a, dans d'autres propos, interdit le "ghad'r" ; quand, après avoir conclu l'accord de al-Hudaybiya selon lequel tout mecquois devenu musulman ne pourrait trouver refuge à Médine, Abû Bassîr, un Mecquois converti à l'islam et ayant pu s'échapper de sa ville, vint jusqu'à lui à Médine dans sa mosquée ; il le remit aux Mecquois idolâtres venus le réclamer en disant : "Dans notre religion la trahison ("al-ghad'r") n'est pas permise" (cité dans Al-Mughnî 12/632).

An-Nawawî, commentant le hadîth "La guerre est une tromperie", écrit justement qu'il ne peut en aucun cas consister à violer l'accord ('ahd) ou la promesse de vie sauve (amân) (cité dans Fat'h ul-bârî 6/191). Il ne s'agit donc en aucun cas de violer l'engagement de non-agression qu'on a pris à l'égard d'une nation, ni de trahir la parole qu'on a donnée à l'ennemi. En fait la "khud'a" consiste à induire l'ennemi en erreur. Ce qui est très différent, et relève de l'art de la gestion intelligente d'un conflit. Un bon exemple de "khud'a" est celui que Nu'aym ibn Mas'ûd employa pour provoquer la rupture entre d'une part les armées coalisés – dont les Mecquois et les Ghatafân – venues assiéger Médine et d'autre part la tribu médinoise juive Banû Qurayza ayant rompu le pacte avec les musulmans et représentant une menace, dans le même temps, de l'intérieur même de Médine. S'étant converti à l'islam à l'insu de ses anciens alliés, et étant venu trouver le Prophète et lui demander de lui permettre de faire quelque chose contre l'ennemi, le Prophète lui répondit de faire ce qu'il pouvait, en précisant justement : "La guerre est une khud'a". Nu'aym se rendit auprès des Banû Qurayza – dont il avait été l'ami –, et leur tint en substance le discours suivant : "Vous avez mal fait de rompre le pacte avec Muhammad et les siens. Car si le siège de ces derniers devait échouer, les Mecquois et les Ghatafân partiraient loin d'ici, chez eux, et vous vous retrouverez face à ceux que vous avez trahis. Alors laissez-moi vous conseiller de leur demander de laisser parmi vous certains des leurs, en garantie qu'ils ne partiront pas en vous abandonnant à votre sort". Puis il se rendit auprès des Quraysh (les Mecquois) et leur dit en substance : "Sachez que les Banû Qurayza ont regretté vous avoir écoutés et avoir rompu le pacte avec Muhammad, lui ont proposé de renouer ce pacte, et, pour se faire pardonner de leur rupture, lui ont offert de lui livrer des prisonniers parmi vous." Puis il alla chez les Ghatafân et leur dit la même chose. Quand les Banû Qurayza demandèrent de telles personnes en garantie, ceci suscita la méfiance des Mecquois et des Ghatafân, qui se dirent que Nu'aym avait dit vrai et que les Banû Qurayza allaient sans doute remettre ces personnes au Prophète. Ils envoyèrent comme réponse aux Banû Qurayza qu'il était hors de question qu'ils leur remettent qui que ce soit. Lorsque cette réponse leur parvint, les Banû Qurayza pensèrent que Nu'aym avait eu raison de les mettre en garde. S'ensuivit une cassure entre les deux parties alliées, ce qui contribua – avec d'autres difficultés climatiques surgies dans le même temps – au départ des Mecquois et des Ghatafân et à la levée du siège (voir le récit avec les termes exacts dans par exemple Ar-Rahîq ul-makhtûm, pp. 349-351).

http://www.maison-islam.com/article.php?id=493


Aussi, Facealislam cite ceci :

La « tromperie » trouve son origine dans le coran. La sourate 3:28 dit bien qu'un croyant « ne doit pas prendre pour alliés des infidèles » ...à moins que ce soit pour « se protéger d'eux ».

« Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles, sauf pour se protéger d'eux.... »

Quel sens cela a-t-il ? C'est une expression étrange, qui pourrait être ambigüe. Allons voir les commentateurs et ce que les musulmans en disent eux-mêmes. Voyons Ibn Kathir, l'un des grands commentateurs du coran. Il est du XV° siècle, ses écrits sont toujours lus aujourd'hui, et publiés par des saoudiens. Et il écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d'être amis avec eux ». Et il cite la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons.. »


Facealislam joue sur l'incapacité de certains de ces lecteurs à vérifier d'eux-mêmes. Qu'en dit Ibn Kathîr ?

Ibn Kathir dit : Celui qui  les craint dans quelques pays et en certains temps, il peut les craindre ouvertement, sans se cacher, et l'intention est comme l'a rapporté al-Bukhari : « Nous sourions à des peuples, alors que nos cœurs les maudissaient ». Al-Thawri a dit : Ibn Abbas a dit : Le fait de se prémunir n'est pas par l'action, mais plutôt par la langue. Cet avis se trouve corroboré par : 16.106. Quiconque a renié Allah après avoir cru... - sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi - mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d'Allah et ils ont un châtiment terrible. Tafsir ibn Kathir sourate 3.28

 

Al-Jalalayn dit : Si vous les craignez vous pouvez les prendre pour alliés avec la langue, en dehors du cœurTafsir al-Jalalayn sourate 3.28

 

Al-Tabarî dit : Sauf si vous êtes sous leur autorité, et que vous les craignez sur vos personnes, vous les prendrez pour alliés avec vos languesTafsir al-Tabari sourate 3.28

 

Al-Qurtubi rapporte : Ibn Abbas dit : C'est le fait de parler avec la langue, alors que le cœur est rempli de foi….Il a été dit : Le croyant qui est parmi les mécréant, a la permission de parler avec sa langue s'il a peur pour sa personne, alors que son cœur est rempli de foi, et la Taqqyia n'est licite qu'avec la peur du meurtre, de se faire découper, ou d'un grand châtiment. Tafsir al-Qurtubi sourate 3.28



Ainsi, Facealislam a menti une fois encore. Il n'est nullement question de tromper les gens en quoi que ce soit. Lorsqu'il est dit que des musulmans donnaient l'impression d'être les amis des mécréants, cela était pour ce protéger d'eux. Il est donc faux de dire que l'Islam est une religion qui autorise le mensonge, et les citations suivantes en sont une preuve supplémentaire :

3-61. A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n'as qu'à dire : "Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d'Allah sur les menteurs.

24-7. et la cinquième [attestation] est "que la malédiction d'Allah tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs".

39-3. C'est à Allah qu'appartient la religion pure. Tandis que ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Lui (disent) : "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah". En vérité, Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergent. Allah ne guide pas celui qui est menteur et grand ingrat.

51-10. Maudits soient les menteurs,

6-116. Et si tu Obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t'égareront du sentier d'Allah : ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges.

5-42. Et si tu juges, alors juge entre eux en équité. Car Dieu aime ceux qui jugent équitablement.

4-69. Quiconque obéit à Allah et au Messager... ceux-là seront avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quels compagnons que ceux-là !

9-119. ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques.

33-24. afin qu'Allah récompense les véridiques pour leur sincérité, et châtie, s'Il veut, les hypocrites, ou accepte leur repentir. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 88.
Selon 'Abdoullâh Ibn 'Amr rapporte que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il est quatre défauts qui lorsqu'ils en tachent quelqu'un, le rendent un parfait hypocrite. Celui qui en possède un, est atteint d'une des caractéristiques de l'hypocrisie, à moins qu'il ne s'en débarrasse, à savoir : Tenir des propos mensongers; trahir ses serments; manquer à ses promesses et être de mauvaise foi au cours des disputes".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 126.
D'après Abou Bakra (que Dieu l'agrée), Nous étions réunis chez l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), quand il nous a dits : "Eh bien! Voulez-vous que je vous informe sur les plus graves des péchés capitaux?... Ils sont au nombre de trois : le polythéisme, l'ingratitude envers ses parents et le faux témoignage -ou suivant une variante : les paroles mensongères-". Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), qui était accoudé, se mit sur son séant et ne cessa de répéter ces derniers mots au point que nous nous dîmes : Ah! S'il avait cessé". (Cette répétition a, en effet, jeté l'effroi dans les cœurs des fidèles)


Sahih Muslim, Chapitre : Vente, Numéro 2825.
D'après Hakîm Ibn Hizâm (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Les deux contractants d'une vente ont le droit d'option jusqu'à ce qu'ils soient séparés. S'ils sont tous deux loyaux et francs, leur contrat sera béni; et s'ils dissimulent et mentent, la bénédiction sera ôtée de leur contrat".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 157.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Il est trois personnes à qui Dieu n'adressera pas la parole au Jour de la Résurrection, ni les regardera, ni les purifiera et auxquelles Il a réservé un châtiment douloureux. L'homme, se trouvant dans le désert et ayant de l'eau en surplus, la refuse à un voyageur en détresse. Un second vendant sa marchandise à un autre à qui il jure par Dieu -après l'heure du 'asr- qu'il l'avait achetée à tel ou tel prix (en vue d'un surcroît de profit), prenant ainsi l'acheteur pour dupe. Et un troisième qui, prêtant serment de fidélité à un souverain, ne le fait qu'en vue d'un profit temporel, et qui, reste fidèle tant qu'on le lui donne, sinon, il ne tient aucunement à ses engagements".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 89.
Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a  dit : "Trois défauts caractérisent l'hypocrite : Tenir des propos mensongers; manquer à ses promesses et tromper les confiances d'autrui".


Sahih Muslim, Chapitre : Foi, Numéro 67.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier ne dise que du bien ou qu'il se taise. Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier traite ses voisins avec égards. Que celui qui croyait en Dieu et au Jour du Jugement Dernier donne l'hospitalité à son hôte".


Sahih Muslim, Chapitre : Mosquées et endroits de prière, Numéro 925.
D'après 'Aïcha, la femme du Prophète (raa), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) faisait, dans sa prière, les invocations suivantes : "Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe, je me réfugie auprès de Toi contre la tentation de l'Antéchrist. Je me réfugie auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort. Seigneur, je me réfugie auprès de Toi contre les péchés et contre les dettes". Quelqu'un lui ayant fait remarquer qu'il mettait bien de l'ardeur à chercher refuge auprès de Dieu contre les dettes, le Prophète répondit : "L'homme qui tombe sous le faix de la dette risque de mentir en parlant et de manquer à ses promesses".



Sahih Muslim, Chapitre : Bonté, la générosité, et les bonnes mœurs Piété filiale et celui qui la mérite le plus, Numéro 4718.
D'après 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Voulez-vous que je vous dise ce qu'est ce que c'est qu'al-'ada, c'est la médisance", et que Muhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a également dit :"L'homme qui tient à être véridique finit par être inscrit chez Dieu parmi les véridiques. En revanche, l'homme qui ne cesse de mentir finit par être inscrit chez Dieu parmi les menteurs".


Sahih Muslim, Chapitre : Ascétisme et indigents, Numéro 5265.
D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), Il a entendu l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : Il y avait parmi les israélites, trois hommes, un lépreux, un chauve et un aveugle, que Dieu trouva bon d'éprouver. Ainsi, Il leur dépêcha un Ange; celui-ci alla trouver le lépreux et lui dit : "Quelle est la chose qui te serait le plus agréable?". - "Un beau teint, une belle peau, lui répondit-il, et la guérison de cette maladie qui me rend répugnant aux yeux des gens". L'Ange ayant passé sa main sur cet homme, les taches de la lèpre disparurent et firent place à un beau teint et à une belle peau. - "Quel est le bien que tu préfères?", ajouta l'Ange - "Les chameaux, répondit-il - ou suivant une variante les vaches". ('Ishâq a douté sur ce point; toutefois, l'un des deux hommes : le lépreux et le chauve répondit "les chameaux" et l'autre "les vaches"). On lui donna une chamelle pleine de dix mois et l'Ange lui dit : "Que Dieu te la bénisse!". L'Ange alla ensuite trouver le chauve et lui demanda : "Quelle chose te sera le plus agréable?". - "Une belle chevelure, répondit-il, car les gens me trouvent ainsi répugnant". L'Ange passa alors sa main sur la tête du chauve, celle-ci se couvrit d'une belle chevelure. - "Et maintenant, ajouta l'Ange, quel est le bien que tu préfères le plus?". - "Les vaches", reprit-il. On lui donna une vache pleine et l'Ange lui dit : "Que Dieu te la bénisse!". Allant ensuite vers l'aveugle, l'Ange lui demanda quelle chose lui serait le plus agréable. - "Ce serait, répondit l'aveugle, que Dieu me rende la vue afin que je puisse voir les hommes". L'Ange passa alors sa main sur les yeux de l'aveugle et Dieu lui rendit alors la vue. - "Et maintenant, ajouta-il, quel est le bien que tu préfères le plus?". - "Les moutons", reprit-il. On lui donna une brebis pleine qui allait mettre bas. Les trois femelles ayant mis bas, le premier homme eut bientôt une vallée remplie de chameaux, le second une vallée remplie de bœufs et le troisième une vallée remplie de moutons. Quelque temps après cela, l'Ange, reprenant la figure d'un lépreux, vint trouver le lépreux d'autrefois et lui dit : "Je suis un homme malheureux, j'ai perdu en voyage toutes mes ressources et aujourd'hui il ne me reste que de m'adresser à Dieu et à toi. Au nom de Celui qui t'a donné un beau teint et une belle peau ainsi qu'une grande fortune, je te demande de me donner un chameau qui me permette d'achever mon voyage". - "J'ai de nombreuses charges", répondit l'homme. - "Mais, répliqua-il (l'Ange), il me semble bien te reconnaître. N'étais-tu pas un lépreux d'aspect répugnant et sans ressources, et Dieu ne t'a-t-Il pas donné (tout ce que tu as)?". - "Par contre, tout ce bien je l'ai hérité de mes ancêtres". - "Si tu mens répliqua l'Ange, puisse Dieu te faire redevenir comme tu étais!". Puis, prenant le visage d'un chauve, l'Ange alla trouver le chauve d'autrefois et lui tint les mêmes propos et obtint de lui la même réponse. - "Si tu mens, riposta l'Ange, puisse Dieu te faire redevenir comme tu étais!". Enfin l'Ange, prenant le visage d'un aveugle, se présenta à l'aveugle d'autrefois et lui dit : "Je suis un malheureux voyageur, j'ai perdu en voyage toutes mes ressources et aujourd'hui il ne me reste qu'à m'adresser à Dieu et à toi. Au nom de Celui qui t'a rendu la vue, je te demande un mouton afin que je puisse achever mon voyage". - "J'étais aveugle, répondit l'homme et Dieu m'a rendu la vue. Prends ce que tu voudras, car, par Dieu, je ne te contesterai pas quoi que ce soit que tu prendras". - "Garde ton bien, répliqua l'Ange. C'était seulement pour vous éprouver (tous les trois). Dieu est Satisfait de toi et Il maudit tes deux compagnons".



Bien, maintenant voyons ce que dit la Bible au sujet de la Taqqiya :

http://islampaix.blog4ever.com/blog/lire-article-145578-2369802-la_tromperie_ou_la_taqqiya_dans_la_bible.html



05/08/2008
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